Sondage : Avez-vous déjà été catalogué de malade imaginaire par un praticien ?
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[Déplacé] Malades imaginaires...
#1
Je souhaitais poster ce message car je voulais savoir si comme moi nombre d'entre vous avaient eu l'impression d'être traité de malade imaginaires par certains médecins ? Pour ma part, comme j'ai fait la ronde des médecins (généralistes, ORL, cardiologues, gastro, allergologues et j'en passe), et qu'après avoir fait des bilans sanguin, radio, échographie et que tout allait bien il s'agissait forcément d'un problème de stress ou psychologique.

Personnellement je suis remonté contre le corps des médecins (surtout en france), qui en dehors de leur spécialité n'admettent pas que le candidas albican peut vous pourrir la vie en terme de symptôme. Récemment, je suis allé voir un des nombreux médecins qui m'a dit texto : "Vous savez tout le monde a le candidas albican, même moi et je n'en fait pas une maladie". Que voulez vous répondre à ça! Pourquoi ces médecins ne nous envoie pas vers des spécialités qui maitrisent le sujet (ex : naturopathe), y a-t-il derrière cela du corporatisme, une peur de l'ordre des médecins et de perdre sa possibilité de pratiquer ? Quoiqu'il en soit, il y a un gros problème la dessous, et la victime reste le patient qui n'est pas bien aiguillé et qui souffre en silence.

Voilà je souhaitais faire ce post, car le problème existe (en france plus qu'ailleurs), mais à par en parler je ne sais pas comment régler cela.

Bien à vous
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#2
Bonjour Ben,

Je vois dans votre post que vous avez erré de questionnement en questionnement, de malaise en mal être, comme beaucoup de personnes qui sont submergées de candida, vérifié ou non, externe ou interne.
Je ne voudrais pas que ma réponse soit un nouveau pavé jeté sur votre désarroi. Pourtant, je vais certainement décevoir vos attentes :  vos médecins, à bien des égards, ont raison. Non que vous soyez un malade imaginaire (les conséquences du candida sont usantes au quotidien, c'est évident), mais que vous n'êtes probablement pas malade du candida, que la cause est ailleurs...

Pour qu'il y ait pathologie propre au candida, il faut une atteinte systémique, à savoir une atteinte des organes profonds, qui se vérifie au niveau sanguin. Dans ce cas, le risque est énorme, la septicémie étant la réponse ultime du corps. Cela concerne fréquemment les malades du sida, les personnes atteintes d'un cancer en soins intensifs, les diabètes mal soignés, pour ne citer que les exemples les plus simples. Dans ce cas, il est effectivement urgent d'intervenir et les traitements réservés à ces malades, dont le diagnostic vital est en jeu, ne sont pas applicables à des gens dont la vie n'est pas en danger, pour la simple et bonne raison qu'ils sont aussi destructeurs que salvateurs (on ne fait pas des rayons ou de la chimio avant d'avoir un cancer avéré).

Dans tous les autres cas, il s'agit d'une atteinte partielle et vos médecins ont raison : nous le sommes tous plus ou moins puisque le candida albicans fait partie de la flore naturelle du corps et prolifère dès que l'organisme ne peut plus gérer les attaques extérieures. Il est un signal d'alerte d'une insuffisance immunitaire, chronique ou passagère. Autrement dit, il est une réponse immunitaire naturelle : vous êtes malade (une grippe, une angine...), et aussitôt le corps se défend, il s'acidifie pour résister, et le candida, entre autres choses, prolifère pour vous soutenir dans votre lutte.
En gros, pour faire une comparaison simple et imagée, c'est comme si vous étiez en guerre de défense contre un ennemi invasif. Votre armée de front (système immunitaire) serait en grande difficulté. Des alliés spontanés (le candida) viendraient à la rescousse en grand nombre et, dans un premier temps, provoqueraient finalement un grand désordre (symptômes du candida, dérèglements divers) en arrivant massivement dans votre troupe de front. Tueriez-vous aussitôt ces alliés bordéliques sans hésiter, ou réorganiseriez-vous votre armée ??? 

Lorsque le candida commence à "gâcher" vraiment la vie, c'est que le terrain est devenu globalement fragile de façon chronique, qu'une cause externe n'a pas été identifiée ou soignée, qu'une autre est venue peut-être s'ajouter, que le corps se fatigue progressivement, qu'il appelle à l'aide. Certes, il est parfois utile de s'attaquer au candida, de mettre un peu d'ordre dans tout ça (sacrifier quelques troupes pour rendre l'armée plus forte). Mais ce n'est pas votre pathologie. Il faut chercher ailleurs. 
On peut faire alors deux hypothèses :
- soit votre terrain a été progressivement modifié par une hygiène de vie inadaptée (alimentation déséquilibrée, prise d'antibiotique ou de cortisone au long cours, alcool, tabac, stress répété devenu chronique, etc...),
- soit vous avez une pathologie sérieuse qui reste ignorée des médecins et qu'il faut rechercher. Cela étant, on ne vous soignera pas du candida, on se contentera de le "contrôler", ce que vous pouvez faire par vous-même en recherchant le mode de vie le plus sain possible.

Rappelez simplement à votre/vos médecin(s) qu'une invasion de candida n'est jamais anodine et demandez-leur (lui) un bilan immunitaire et quelques examens bien ciblés en fonction de vos symptômes les plus récurrents et les plus graves. Un médecin vous écoutera toujours davantage si vous lui dites que le candida vous semble le signe d'un problème adjacent plutôt que d'annoncer "J'ai le candida albicans", formule qui ne signifie rien pour lui. Mais rien n'empêche d'en profiter pour lui demander quelques traitements d'appoint. Présenté ainsi, avec des symptômes visibles et concrets (muguet, onychomycose, pied d'athlète, diarrhées manifestes avec coproculture fortement positive...), vous aurez toutes les chances d'être entendu. Pour la fatigue générale, c'est vraiment l'alimentation qui vous remontera durablement et là, le médecin ne peut rien pour vous.

J'ai moi-même beaucoup erré avant d'en parler correctement et d'être entendue. Smile Beaucoup désespéré avant d'accepter...  Blush

J'espère que ma réponse vous apportera un soupçon d'aide dans votre cheminement.

Bien amicalement,

Lola

PS : le naturopathe n'est pas un médecin. Il est normal qu'un médecin ne vous y oriente pas spontanément, d'autant qu'il n'est pas remboursé. Rien ne vous empêche d'en consulter spontanément. 
Enfin, vous trouverez souvent un réel soutien de la part des médecins homéopathes dans ce domaine, puisqu'ils sont les agents de changement des problèmes de terrain.
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#3
De mon côté, je me range dans la catégorie " terrain progressivement modifié par une hygiène de vie inadaptée " probablement à cause d'une prise massive d'antibiotique pendant l'enfance et d'hormones à l'adolescence.

Si je suis d'accord sur le fond avec Lola, je dirais qu'il ne suffit pas de parler d'une prolifération de candida pour que le médecin accepte d'aller plus loin... Dans mon cas, au moins 3 médecins de spécialité diverse, m'ont dit clairement qu'il était juste impossible qu'une personne jeune, en bonne santé, non immunodéprimée et ne suivant pas de traitement lourd, puisse avoir une prolifération de levures. Que c'était juste pas envisageable ! Non, il ne niait pas l'existence de candidose digestive, mais moi je ne remplissais pas le tableau clinique habituel des patients rentrant dans cette catégorie.

Encore maintenant, alors que le diagnostic est posé, ces médecins restent particulièrement perplexes. Ils semblent même un peu intrigués que je me sente mieux en ayant suivi un traitement dont ils n'avaient pas connaissance.

Ceci dit, je me demande souvent si je ne fais pas aussi partie de la seconde partie " pathologie profonde et méconnue "... Je me sens nettement mieux qu'au début de mon traitement, mais tout n'est pas encore terminé. J'améliore certaines choses et j'avance petit à petit. J'espère juste que l'invasion massive des levures n'a pas créé de foyers incurables ou que cela ne cache pas une maladie plus grave. L'avenir nous le dira Smile
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#4
Bonjour LolaFleurie et Dine,

Merci pour vos approches et vécu respectifs et aussi pour vos conseils. Personnellement je sais comment le candidas a progressivement envahit ma vie (enfin j'en ai l'intime conviction). J'ai eu une bonne quinzaine d'années de l'asthme avec traitement lourd de cortisone avant de me faire désensibilisé par mon allergologue (nombreux soucis ORL, angine à répétition, toux et antibiotiques). Je pense que le candidas est entré par là il y a quinze ans environ. Il y a un an j'ai eu une grosse sinusite, et mon généraliste m'a donné trois semaines de cortisone + antibiotiques pour en venir à bout, et ça a tout réveillé. Depuis ce temps là, c'est la galère...

Bon il faut dire que j'ai aussi une vie stressante (gestion de projets informatiques), mais qui n'en a pas?


Concernant l'alimentation, je fais partie de ces gens qui ont fait le test immupro avec 270 aliments testés. Le résultat du test est que je suis intolérant à 32 aliment (dont gluten et lactose) et qu'il était marqué que j'étais contaminé par le candidas albican. Mais ce tests n'est pas reconnu par le corps médical me semble-t-il.

Bref, j'essaie aujourd'hui de me relaxer (rien ne sert de courir au boulot, mais ce n'est pas toujours évident de freiner le rythme), et j'essaie de trouver également un naturopathe qui pourra m'orienter (je suis sur Paris).

Prions et espérons  Angel
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#5
Salut Ben,

Tu dis dans ta présentation "Je suis atteint de dysbiose fongique (candidas albican) ". Peux-tu dire ce qui te permet de l'affirmer ?
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#6
Bug 
Bonjour Julot,

Effectivement, c'est toujours difficile à prouver... Les deux choses qui me font dire que cela est le cas, c'est que j'ai été testé positif au candida albicans dans le test immupro 300. La deuxième, c'est que lorsque mon médecin a vu cela il m'a donné du triflucan pendant 2 semaines en juin dernier, et miracle plus aucuns symptomes pendant 5 semaines, et puis ... c'est revenu en force... Depuis lors, je prends des antifongiques naturels tels que la propolis, l'ail, le lapacho, l'extrait de pépin de pamplemousse..., et bien sur de la l-glutamine pour colmater les trous et des probiotiques.


Je n'ai malheureusement pas d’autres preuve de cette dysbiose fongique. Mais j'ai l'impression, que c'est le cas de beaucoup de personnes et que cela est difficile à prouver...

Shy
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#7
Je ne connais pas le test Immupro 300, mais d'après ce que je peux lire sur le net, je ne vois pas le lien avec une éventuelle candidose. Peux-tu m’éclairer ?
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#8
(12-20-2015, 03:52 PM)Julot a écrit : Je ne connais pas le test Immupro 300, mais d'après ce que je peux lire sur le net, je ne vois pas le lien avec une éventuelle candidose. Peux-tu m’éclairer ?

Bonjour Julot,
immopro 300  test sanguin qui correspond à 300 aliments. il existe immu 20, 60, 120.....
Labo Barbier à Metz pour le nord est de la France.
en général il est fait en même tps que le test des candidats.
le résultat nous indique si on est un peu, beaucoup, ou très intolérent à tel ou tel aliment.... je ne sais plus si c'est classé en 3 ou 4 catégories, de plus on a le chiffre qui indique la  hauteur de l'intolérence.
par exemple (pour moi l'oeuf) le maxi c'est 7.5 j'étais à 55.5.
j'espère avoir répondu correctement à ta question.
bonne soirée.
Barbara.
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#9
Bonsoir Ben,
il faudrait trouver un micro-nutritionniste ; ils sont bien au courant des problèmes de candidats (et sont médecin). les compléments alimentaires qu'ils prescrivent sont complets. Si besoin et en fonction de l'endroit ou tu habites je te passe l'adresse du mien. sinon le labo ou je me fournis pourrait donner des adresses.
je n'ai pas fini mon traitement, mais je sens un mieux tout de même.
je vais faire la prise de sang en janvier pour vérifier. j'étais à 3 + sur une échelle de 5. j'espère avoir diminué.
bon courage. bonne soirée.
Barbara
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#10
Désolé, Ben, mais je ne vois pas ce qui, dans ce que tu dis, te met sur la piste du candida (mais je n'ai pas tout relu ta présentation). Vas-y, mets moi sur la piste. Ou alors, remplis le questionnaire du Dr Besson ou de Chaitow.
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