Image des accessoires d'un médecin

Face à la candidose et ses symptômes, nous nous sentons seuls.

Pourquoi ?

  • Parce que les médecins considèrent souvent que nos symptômes sont mineurs, ou carrément inexistants. Ils disent quand on leur en parle que « c’est rien ça, ça arrive », « ça va passer », que « c’est le stress », que « c’est psychologique » ou encore (attendez le meilleur arrive) qu’ »on ne peut rien faire ».
  • Parce que nos proches ne comprennent pas pourquoi nous nous traînons autant, ou que nous ne pouvons pas manger tel ou tel aliment. Surtout que nous avons tendance à changer notre régime alimentaire régulièrement, et notamment au début, quand nous nous apercevons que nous nous étions trompés sur une approche du régime

Mais il y a une autre raison.

Je suis tombé récemment sur un article écrit par Gérard Dubois, membre de l’Académie Nationale de Médecine, où il est président de la Commission Addictions, Vivre plus longtemps mais moins bien : l’épidémie de maladies chroniques dans les pays riches.

Dans cet article, Dubois explique que le problème avec les maladies chroniques, c’est qu’elles sont essentiellement causées par l’Homme lui-même.

Il faut remarquer que les causes principales des [maladies chroniques] sont surtout des produits industriels (tabac, alcool, aliments transformés), donc fabriqués, promus et vendus par l’homme, d’où la notion de pandémies industrielles.

C’est l’Homme qui entraîne l’apparition de maladies chroniques – dont la candidose – chez d’autres hommes, voire chez lui-même, sans qu’il ne s’en rende compte.

Pourquoi ce pendant pour l’autodestruction ? Parce que les intérêts économiques et financiers sont en jeu.

Les causes de [maladies chroniques] se caractérisent par des marchés mondiaux, des intérêts économiques et financiers puissants qui peuvent peser par leur capacité publicitaire et de promotion, leurs pratiques intenses de lobbying, voire d’intimidation. Les mesures de santé publiques doivent alors souvent être prises dans un contexte contraire, voire hostile.

Dans le cas de la candidose, c’est bien le cas. Les facteurs qui favorisent la candidose sont les suivants :

  • Le régime alimentaire
  • Les antibiotiques
  • Le stress
  • La pilule contraceptive
  • Le diabète
  • Les produits chimiques dans l’eau que nous buvons
  • Le mercure contenu dans les amalgames dentaires
  • Les variations de pH dans l’organisme

Même si certains de ces facteurs sont des médicaments ou d’autres maladies chroniques, nous nous rendons bien compte que tous sont liés à l’activité humaine, et qu’il sera donc difficile d’y remédier. Selon les mots de Dubois,

la santé publique moderne demande à allier des modalités d’action scientifiques, économiques, médiatiques, juridiques, politiques et diplomatiques. Elles sont bien différentes de l’action de santé publique face aux maladies infectieuses, ce qui explique une évolution laborieuse des modalités de décision et de gestion des pouvoirs publics.

Pour faire avancer la santé publique, Dubois recommande « de recourir au débat public, à la prise à témoin du public et au recours à son opinion. »

C’est important. Mais pour nous qui souffrons de candidose, ce n’est ni suffisant, ni assez rapide.

En attendant les avancées de la santé publique sur ces sujets, il faut agir à notre niveau :

  1. individuel en changeant notre façon de consommer (en changement notre régime alimentaire, par exemple)
  2. et en nous associant en communautés pour nous soutenir les uns les autres (par exemple via le forum)

L’action publique est bienvenue, mais nous ne pouvons pas nous reposer uniquement sur elle. Quand elle commet des erreurs, elle met trop de temps à s’en rendre compte, et c’est la santé des individus qui trinque.

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Bonjour à tous !

Cela fait longtemps que je n’ai pas posté ici. L’année 2014 démarre, et j’en profite pour faire un bilan du blog et vous proposer un nouveau projet.

Après avoir lu et chroniqué plusieurs livres traitant de candidose, je ne savais plus vraiment quel angle adopter dans mes articles.
Je ne voulais pas écrire pour écrire, et au final cela fait longtemps que je n’ai plus rien publié.

Pendant cette période, j’ai lu de nombreux livres traitant d’autres maladies chroniques et de la nutrition en général, et ça m’a permis d’élargir ma compréhension de la candidose et des moyens d’en venir à bout.

J’ai aussi continué à expérimenter le régime, à faire des écarts consciemment pour voir ce qui se passait, et à tester des compléments. Dans le même temps, je recevais énormément de questions auxquelles j’ai tâché de répondre du mieux possible, et qui m’ont faites prendre conscience des limites des guides pour guérir du Candida disponibles en librairie et sur Internet.

En fait, j’ai pu lister un certain nombre de points qui sont mal traités, ou pas du tout par les experts en candidose aujourd’hui :

  1. Le fait de ne pas savoir quoi faire à manger et où acheter ses aliments
  2. La peur des carences et de ne faire que perdre du poids
  3. La difficulté à ne pas faire d’écart, à rester motivé et à tenir au long-terme
  4. La peur de ne plus pouvoir se faire plaisir en mangeant
  5. Le risque d’isolement social et la difficulté à justifier le régime à ses proches
  6. La difficulté à faire rentrer le régime dans une vie de famille

Et puis les guides qu’on trouve dans le commerce sont soit majoritairement tirés d’une expérience personnelle, ce qui les rend difficiles à adapter, soit trop remplis de jargon médical, et donc peu accessibles à la plupart d’entre-nous.

Je suis en train de le construire, et j’aimerais le faire uniquement avec des personnes qui ressentent le besoin d’être accompagné sur ces sujets.
Comme je veux que le programme soit de la meilleure qualité possible, je pense que les places seront limitées.

Si vous avez besoin d’accompagnement que vous voulez en savoir plus, c’est par ici :
http://www.regime-anti-candida.fr/blog/landing/programme-reussir-regime/

Amicalement,
Max

Le but de cet article est de vous donner une idée de ce que contient le livre de Philippe-Gaston Besson : Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi… !, et d’ouvrir sur certaines idées intéressantes.

Parce qu’il met en avant les traitements isopathiques (préparés selon la méthode homéopathique) et qu’il est écrit suivant une rigueur médicale intéressante, le livre de Philippe-Gaston Besson est un excellent complément au livre de Valérie Legros, et aux différents articles de ce blog.

Approche générale de l’ouvrage

Nous devons arrêter de penser selon la logique des petites pilules qui guérissent, et prendre les habitudes nécessaires pour guérir et être en pleine santé. Nous devons changer d’habitudes, et notamment alimentaires, pour guérir. Le Dr. Besson parle notamment de « correction alimentaire ».

Il faut arrêter de remettre notre santé toute entière au système médical de notre pays, d’une part parce qu’il ne peut pas tout gérer correctement, et d’autre part parce qu’il ne fait pas nécessairement les meilleurs choix pour les individus-il est prévu pour gérer la santé de la société toute entière.

Notre santé ne doit plus seulement nous préoccuper quand nous sommes malades. Nous avons un travail de long-terme à mener pour être en pleine possession de nos moyens.

Aspects intéressants de « Je Me Sens Mal Mais Je Ne Sais Pas Pourquoi »

Quatre points m’ont parus particulièrement intéressants par rapport à ce que j’avais pu lire dans d’autres ouvrages.

  1. Le Candida peut être responsable de prises de poids importantes, et de la difficulté qu’ont certaines femmes à perdre du poids, malgré des régimes à répétition. C’est un domaine que le Dr. Besson a particulièrement étudié. Les personnes qui souffrent de surcharge pondérale ont souvent une glycémie perturbée, ce qui les pousse à grignoter des sucreries entre les repas. Le Candida s’en nourrit, et croît, notamment dans les intestins. Les toxines qu’il produit aggravent la dépendance au sucre, et le malade entre dans le cercle vicieux de la candidose. Le Candida accentue ainsi les déséquilibres glycémiques, et il devient de plus en plus difficile au malade de perdre du poids (à cause, notamment, de violentes crises de boulimie)
  2. Le Candida albicans peut être responsable de la rétention d’eau. Lorsqu’il atteint le mésenchyme, il y cause un état d’alerte permanent, qui perturbe le fonctionnement de ce dernier. Le mésenchyme devient alors un « mésenchyme éponge », qui gère retient l’eau. Certains malades grossissent ainsi de quelques kilos sans manger ni boire. Ils captent l’eau par le simple fait de respirer un air chargé en humidité ! Et cela pourrait expliquer le fait que certaines personnes voient les symptômes de leur candidose accentués, les jours humides, ou dans des lieux humides.
  3. Besson souligne l’importance des traitements locaux pour traiter les infections locales, plus, que Leon Chaitow, qui insiste sur les traitements généraux pour guérir ce type de pathologie. Cette approche a des aspects positifs : réussir à guérir des symptômes locaux très dérangeants peut faire beaucoup de bien aux malades, et des aspects négatifs : si une personne parvient à guérir le symptôme local qu’elle trainait depuis longtemps, elle risque d’être moins encline à suivre le régime anti-candida rigoureux, primordiale pour remettre le Candida albicans sous contrôle.
  4. L’importance donnée aux traitements isopathiques. Même si Simon Martin, dans son livre Vaincre la Candidose, a une approche holistique plutôt portée sur les médecines alternatives (ce qui est aussi le cas de Valérie Legros), je n’ai pas encore lu d’auteur qui recommande les traitements isopathiques / homéopathiques comme fondation du programme anti-candida.

L’aspect opérationnel de l’ouvrage

Il manque un système de traitement de la candidose étape par étapes, comme on en trouve chez Leon Chaitow, qui explique comment mettre en place le programme anti-candida.

Besson a l’approche rigoureuse d’un médecin mais il se donne aussi le confort du médecin qui n’a pas tout à expliquer à son patient. Il prend certes le parti de faire comprendre la candidose dans des termes scientifiques au grand public, mais il ne donne pas les moyens à ce dernier de commencer à changer ses habitudes.

De fait, le Dr. Besson nous fournit des listes de tests, d’aliments autorisés ou interdits, d’antifongiques et de traitements, mais je doute qu’il soit possible de mettre en place un programme anti-candida avec ce seul livre. Phillippe-Gaston Besson ne propose pas d’outil de suivi des symptômes, comme le tableau score symptômes proposé par Leon Chaitow.

Peut-être que le Dr.Besson veut éviter que les malades entrent dans une logique d’automédication et qu’ils fassent des erreurs. C’est louable, mais il est en notre devoir de prendre certains aspects de notre santé en main, comme notre alimentation. Nos médecins ne vont pas nous faire à manger tous les jours.

En général, les personnes qui achètent un livre sur le Candida albicans veulent de l’opérationnel. C’est pourquoi je conseille le livre de Valérie Legros pour compléter cet ouvrage. Le livre du Dr. Besson vous permettra de comprendre les logiques physiologiques de la candidose et de savoir quels traitements fonctionnent au global comme pour vos symptômes locaux. Celui de Valérie Legros vous donne des listes d’aliments autorisés et interdits très complètes, avec des recettes pour mettre en oeuvre votre « correction alimentaire » directement.

Il n’empêche que le descriptif des différents tests pour diagnostiquer une candidose est très complet, et que les questionnaires de diagnostic du Candida sont pratiques, parce qu’on peut les remplir directement sur le livre. Mais, encore une fois, il manque un cadre dans lequel on pourrait les intégrer. Que faire une fois qu’on soupçonne une candidose ? Quel test privilégier ?

L’important, c’est de passer à l’action, sans faire d’erreurs majeures. Besson insiste sur les changements de comportement, et notamment alimentaires. Mais je trouve qu’il ne donne pas assez d’outils pour la mise en pratique.

La méthode homéopathique et le Dr. Besson

Les principaux traitements recommandés par Philippe-Gaston Besson sont des traitements préparés et administrés selon la méthode homéopathique. Cela m’a surpris, au départ, car c’est une approche dont Leon Chaitow ou le Dr. Crook parlent peu.

L’homéopathie est caractérisée par trois principes fondamentaux.

  1. Le principe de similitude, qui consiste à introduire des produits qui ont le même effet que les maladies que le médecin cherche à soigner
  2. Le principe infinitésimal, qui consiste à diluer énormément les produits
  3. et le principe de l’individualisation des traitements. Chaque patient doit avoir un traitement différent, en fonction de son cas

Les pratiquants de l’homéopathie promeuvent la loi des inverses, selon laquelle plus on dilue un pathogène, plus il a l’effet inverse. Il permet donc de guérir la maladie qu’il causait au départ.

Cela prend à contrepied la médecine classique. Cette dernière soigne selon le principe des contraires, c’est à dire qu’elle introduit des substances qui ont un effet contraire au pathogène.

Les médecines qui soignent selon le principe des contraires sont dites allopathes. Cela ne comprend pas seulement la médecine « classique », mais aussi l’aromathérapie, par exemple, qui soigne selon le même principe.

Même si je me suis soigné fréquemment en utilisant l’homéopathie, quelques interrogations me viennent à l’esprit :

  • Quand un organisme est sensibilisé à une substance, comme une toxine produite par le Candida, en quoi l’introduire en petites quantités va l’aider à guérir ? Un certain nombre de personne sont devenues intolérantes aux levures, et ont dû les supprimer de leur régime alimentaire. Est-ce que ce traitement fonctionne aussi pour elles ? Ou doit-il être adapté ?
  • Est-ce le produit est toujours présent dans les comprimés dilués de nombreuses fois, et donc a-t-il un réel effet ? Est-ce que c’est l’effet placebo qui est à l’œuvre ? Ou les deux ?

Ces questions peuvent paraître triviales, et notamment aux personnes qui se traitent avec de l’homéopathie depuis des années. Cependant, après un certain nombre de déconvenues, j’ai décidé de ne plus croire aveuglément aux traitements alternatifs… Je questionne d’ailleurs tout autant la médecine classique.

Les traitements isopathiques

Les traitements isopathiques sont des traitements préparés selon les principes de l’homéopathie. Seulement, là où l’homéopathie administre des substances similaires au pathogène, l’isopathie utilise le pathogène lui-même, dilué en suivant les méthodes homéopathiques, et donc un grand nombre de fois.

Si l’on suit la loi des inverses chère aux pratiquants de l’homéopathie, le pathogène aura donc l’effet inverse à celui qu’il avait au départ : il guérira la maladie qu’il a causé.

Pour le reste, les principes sont les mêmes, et les mêmes problématiques se posent.

Le Dr. Besson recommande notamment les traitements isopathiques Sanum.

Pour plus de détails, je vous invite à visiter le site Sanum.ch, qui comprend même un extrait du livre de Philippe-Gaston Besson.

Pour Le Dr. Besson, ces traitements sont primordiaux, parce ce qu’ils permettent de modifier le terrain. Pour lui, c’est la condition sine qua none de la guérison.

La remise en question de l’homéopathie et de l’isopathie

L’homéopathie et l’isopathie sont-elles vraiment efficace ?

Pour mettre leurs produits sur le marché, les fabricants n’ont qu’à prouver l’innocuité de leurs produits. Pas leur efficacité. L’avantage, c’est qu’on prend bien moins de risques avec ces produits qu’avec des médicaments classiques aux effets secondaires importants, comme les antibiotiques.

J’ai toujours été pour les médecines naturelles, et j’ai privilégié l’homéopathie aux médicaments classiques pour me soigner. Seulement voilà, mes déconvenues en termes de candidose ont fait que je m’en suis éloigné. A tord, probablement.

Je suis allé voir plusieurs homéopathes quand je souffrais des symptômes de la candidose sans savoir ce qu’était le Candida albicans, et aucun n’a jamais fait de diagnostic correct.

Ils se sont toujours contentés de soigner mes symptômes en surface. Avec des produits quasi-inoffensifs, certes, mais pour quelle utilité ? Les bénéfices des traitements ne duraient jamais bien longtemps, et me permettaient seulement de soulager les grosses crises (d’allergie, de sinusites, etc.), jusqu’à l’année suivante…

Ces médecins ont, eux aussi, leurs limites. La pratique de l’homéopathie ne fait pas d’eux des surhommes et, comme dans tous les domaines, il y a ceux qui sont bien informés, et les autres.

Comme nous l’avons vu précédemment, l’homéopathie repose sur le principe de l’individualisation. C’est donc un traitement hyperspécialisé qui prend en compte notre terrain, nos sensibilités, nos caractéristiques, etc. Mais si le médecin ne pose pas le bon diagnostic, il ne réussit pas à nous soigner, EXACTEMENT comme pour la médecine classique. Il ne peut que nous aider à soulager nos symptômes, pour quelques temps.

Ce n’est pas une médecine miracle. Elle cause moins d’effets secondaires et il y a moins de risques pour l’organisme à essayer plusieurs traitements. Ainsi, le médecin homéopathe n’utilisera généralement pas d’antibiotiques pour traiter les différentes infections dues au Candida, comme les infections ORL, par exemple.

Au contraire, un médecin « classique » aura tendance à y recourir, et, au final, aggravera la candidose. De fait, les antibiotiques nettoient toutes les bonnes bactéries, qui inhibent le Candida. Celui-ci a donc l’occasion, et l’espace, pour se développer encore plus. Le traitement qui devait vous soigner aura finalement aggravé votre état.

Pour résumer, si le mauvais diagnostic est posé, l’homéopathie n’est pas plus utile que le traitement « classique ». Le problème, c’est que le bon diagnostic est rarement posé, parce que les médecins sont mal informés au sujet de la candidose.

Il ne faut pas oublier qu’un grand nombre (tous ?) de médecins homéopathes sont aussi des médecins généralistes, et qu’ils ont donc les biais de cette profession. Ceux-là auront tendance à douter de l’hypothèse de la candidose autant que les médecins généralistes.

L’homéopathie et l’isopathie : un effet seulement placebo ?

C’est une des questions que se posent les plus sceptiques. Elle mérite qu’on s’y attarde un peu, parce qu’elle permet de comprendre un certain nombre de choses.

L’homéopathie n’est-elle qu’un placebo ? Et si c’est le cas est-ce suffisant pour guérir du Candida ?

Placebo vient du latin « je plairai ». L’effet placebo, c’est l’écart positif constaté entre l’effet d’une substance ou d’une opération, et de l’effet prévu de cette substance ou opération, à l’aide des données pharmacologiques.

En gros, le produit donné au patient (ou l’opération effectuée) n’a pas de rapport avec la maladie. Il n’a un sur la maladie effet par un mécanisme psychologique ou psycho-physiologique.

Or dans le cas de la candidose, les malades ont été souvent déçus par leurs médecins, et ont du mal à leur faire confiance. Même si les déceptions concernent essentiellement la médecine classique, ils peuvent se mettre à douter durablement de la médecine en général.

Est-ce que cela peut empêcher l’effet placebo de fonctionner ? Je ne crois pas. A chaque nouveau traitement, j’ai toujours eu l’espoir qu’il fonctionne, enfin, et je pense que c’est suffisant pour qu’un effet placebo apparaisse.

L’effet placebo est-il suffisant pour guérir d’une candidose ?

Cela ne reviendrait-il pas à dire que tout est dans la tête ?

Les spécialistes disent de plus en plus qu’il y a une grande part de psychopathologie dans la candidose. Pour Valérie Legros, c’est surtout lié à des contrariétés. Simon Martin, quant à lui, nous met en garde par rapport aux effets du stress sur notre organisme. Dans le forum, on constate que les gens qui veulent guérir de la façon la plus urgente sont ceux qui y parviennent le moins. Pour guérir, il faut accepter de prendre sa santé en main, et de réfléchir aux choses qui ne vont pas dans notre vie, notre alimentation, etc.

Pour Valérie Legros et Valerio Pignatta, le Candida albicans pourrait même agir sur ordre du cerveau, après l’apparition d’un déséquilibre dans l’organisme. Une fois que tout serait rentré dans l’ordre, le Candida n’aurait plus de rôle à jouer, et il serait à nouveau remis sous contrôle par le système immunitaire. C’est à ce moment-là que les traitements auraient tout leur sens : il faut aider l’organisme à inhiber le Candida pour qu’il redevienne inoffensif.

Pour Valérie Legros, ces causes sont essentiellement d’ordre psychologique : des contrariétés, le fait de ne pas vivre la vie qu’on voudrait, etc.

Les autres auteurs insistent plutôt sur des raisons physiologiques, des mauvaises habitudes ou des polluants extérieurs :

  • Une intoxication aux métaux lourds ou une forte concentration en polluants (pesticides, etc.)
  • Une alimentation erronée, pour reprendre le terme de Philippe-Gaston Besson : riche en sucres et pauvre en nutriments
  • La prise de médicaments qui déséquilibrent l’organisme : antibiotiques, stéroïdes, hormones, etc.

Si c’est le cerveau qui « ordonne » au Candida d’agir, un effet placebo ne serait-il pas suffisant pour remettre le Candida sous contrôle ?

Il faudrait auparavant trouver la cause de cet « ordre » du cerveau, la soigner, puis ensuite profiter d’un effet placebo pour remettre le Candida à sa place – ou plutôt aider l’organisme à le remettre sous contrôle.

Entre temps, il ne faut pas oublier de mettre en place le programme anti-candida, pour soulager les symptômes et réparer les dégâts causés par cette fameuse « cause » de la candidose, ainsi que les dégâts causé par le Candida lui-même, notamment lorsqu’il se transforme en moisissure (ou mycélium, la forme « finale » de la moisissure).

Pour résumer, en lisant les différents auteurs, on peut définir trois groupes d’actions à mener en parallèle, lorsqu’on veut traiter une candidose :

  1. Identifier la cause de la candidose, qu’elle soit d’ordre psychologique ou physiologique (souvent les deux sont liés)
  2. soulager les symptômes et rendre la vie du malade plus facile en mettant en place le programme anti-candida
  3. remettre le candida sous contrôle, à l’aide de traitements à action lytique, comme les antifongiques naturels, et de traitements homéopathiques ou isopathiques (qu’ils aient seulement un effet placebo ou non, d’ailleurs), pour traiter le terrain

Si je mets en évidence ces trois étapes, c’est pour vous faire comprendre que le Candida n’est peut-être pas le seul responsable de vos problèmes de santé.

Il y a généralement une raison pour laquelle vous souffrez de candidose, et le Candida n’est qu’une alerte qui vous signale que quelque chose est déréglé dans votre organisme. J’ai personnellement découvert que j’étais intoxiqué… au mercure. Mais pour vous ça peut être autre chose : un déséquilibre acido-basique, une surconsommation de sucres et/ou d’antibiotiques, etc.

Les points positifs du livre de Philippe-Gaston Besson

Philippe-Gaston Besson veut convaincre ses lecteurs de l’importance des changements alimentaires. Et ça c’est déjà une bonne chose. Donc si vous êtes sceptique, que vous n’avez pas envie de changer de régime alimentaire car c’est trop contraignant, ce livre est pour vous.

Je sais qu’un certain nombre des lecteurs du blog ont peur de changer leur alimentation, parce que c’est « tout ce qui reste ». Pour les aspects opérationnels, je vous invite à vous procurer le livre de Valérie Legros, ou à faire un tour sur le forum de Candida-albicans.fr, et notamment sur le sujet des meilleures recettes anti-candida.

Vous comprendrez aussi certains fonctionnements de votre organisme. Ce qui compte, c’est que vous preniez en main votre santé. Besson vous fait aussi comprendre cela (même si, nous l’avons vu, il ne nous donne pas nécessairement les outils pour).

La guérison de la candidose est le début d’un long processus d’amélioration de votre santé. Tout ce que vous apprendrez ici vous servira toute votre vie.

Les points négatifs du livre de Philippe-Gaston Besson

Si vous cherchez un programme de guérison pas à pas, ce livre n’est pas adapté.

C’est vraiment dommage, mais il manque un tout petit quelque chose à ce livre, pour qu’il soit vraiment complet : des outils de suivi, et un programme anti-candida chronologique.

Le livre du Dr.Besson est plus un support pour le patient qui peut discuter avec son médecin qu’un guide d’automédication ou de mise en œuvre du programme anti-candida. Au final, ce livre me donne l’impression d’être un inventaire des choses à savoir sur le Candida albicans. Il est bien fait mais ne facilite pas franchement l’action.

Philippe-Gaston Besson prône un changement de comportement, et notamment d’habitudes alimentaires. Il parle de « correction alimentaire ». Cependant, il ne fournit pas d’outils destinés au suivi de ces changements, et notamment de leur efficacité. Pourtant, différentes études en psychologie ont montré que sans suivi précis, ces changements comportementaux ont moins de chances d’aboutir.

Si vous n’êtes pas suivi ou que vous ne comptez pas être suivi par un médecin / naturopathe etc., passez votre chemin. Vous devriez d’ailleurs choisir un médecin pratiquant l’isopathie, ou un médecin homéopathe, de préférence. Ce livre prend tout son sens avec un accompagnement de ce type.

Conclusion : que devez-vous faire après avoir lu cet article ?

Si vous n’avez pas de livre sur le sujet de la candidose, vous devez procurer le livre du Dr.Besson ainsi que celui de Valérie Legros. Jusqu’à nouvel ordre, il n’y a pas grand chose de mieux, en français (et si vous pensez le contraire, faites-le moi savoir dans les commentaires !).

Ce dernier apporte les recettes et les listes d’aliments qui manquent au livre du Dr. Besson, mais ne contient pas non plus d’outils de suivi. Vous trouverez beaucoup de choses ici et sur le forum, ainsi que sur un certain nombre de sites très complets.

Face au manque d’outils de suivi dans le livre du Dr. Besson, comme le tableau score symptômes, j’ai pris conscience de leur importance. J’ai donc décidé de vous préparer un petit quelque chose sur le sujet, pour une prochaine fois…

PS : Que pensez-vous de l’isopathie et de l’homéopathie ? J’aimerais avoir vos commentaires sur le sujet.

Pour commander le livre du Dr.Besson, cliquez ici :

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