Le but de cet article est de vous donner une idée de ce que contient le livre de Philippe-Gaston Besson : Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi… !, et d’ouvrir sur certaines idées intéressantes.

Parce qu’il met en avant les traitements isopathiques (préparés selon la méthode homéopathique) et qu’il est écrit suivant une rigueur médicale intéressante, le livre de Philippe-Gaston Besson est un excellent complément au livre de Valérie Legros, et aux différents articles de ce blog.

Approche générale de l’ouvrage

Nous devons arrêter de penser selon la logique des petites pilules qui guérissent, et prendre les habitudes nécessaires pour guérir et être en pleine santé. Nous devons changer d’habitudes, et notamment alimentaires, pour guérir. Le Dr. Besson parle notamment de « correction alimentaire ».

Il faut arrêter de remettre notre santé toute entière au système médical de notre pays, d’une part parce qu’il ne peut pas tout gérer correctement, et d’autre part parce qu’il ne fait pas nécessairement les meilleurs choix pour les individus-il est prévu pour gérer la santé de la société toute entière.

Notre santé ne doit plus seulement nous préoccuper quand nous sommes malades. Nous avons un travail de long-terme à mener pour être en pleine possession de nos moyens.

Aspects intéressants de « Je Me Sens Mal Mais Je Ne Sais Pas Pourquoi »

Trois points m’ont parus particulièrement intéressants par rapport à ce que j’avais pu lire dans d’autres ouvrages.

  1. Le Candida peut être responsable de prises de poids importantes, et de la difficulté qu’ont certaines femmes à perdre du poids, malgré des régimes à répétition. C’est un domaine que le Dr. Besson a particulièrement étudié. Les personnes qui souffrent de surcharge pondérale ont souvent une glycémie perturbée, ce qui les pousse à grignoter des sucreries entre les repas. Le Candida s’en nourrit, et croît, notamment dans les intestins. Les toxines qu’il produit aggravent la dépendance au sucre, et le malade entre dans le cercle vicieux de la candidose. Le Candida accentue ainsi les déséquilibres glycémiques, et il devient de plus en plus difficile au malade de perdre du poids (à cause, notamment, de violentes crises de boulimie)
  2. Le Candida albicans peut être responsable de la rétention d’eau. Lorsqu’il atteint le mésenchyme, il y cause un état d’alerte permanent, qui perturbe le fonctionnement de ce dernier. Le mésenchyme devient alors un « mésenchyme éponge », qui gère retient l’eau. Certains malades grossissent ainsi de quelques kilos sans manger ni boire. Ils captent l’eau par le simple fait de respirer un air chargé en humidité ! Et cela pourrait expliquer le fait que certaines personnes voient les symptômes de leur candidose accentués, les jours humides, ou dans des lieux humides.
  3. Besson souligne l’importance des traitements locaux pour traiter les infections locales, plus, que Leon Chaitow, qui insiste sur les traitements généraux pour guérir ce type de pathologie. Cette approche a des aspects positifs : réussir à guérir des symptômes locaux très dérangeants peut faire beaucoup de bien aux malades, et des aspects négatifs : si une personne parvient à guérir le symptôme local qu’elle trainait depuis longtemps, elle risque d’être moins encline à suivre le régime anti-candida rigoureux, primordiale pour remettre le Candida albicans sous contrôle.
  4. L’importance donnée aux traitements isopathiques. Même si Simon Martin, dans son livre Vaincre la Candidose, a une approche holistique plutôt portée sur les médecines alternatives (ce qui est aussi le cas de Valérie Legros), je n’ai pas encore lu d’auteur qui recommande les traitements isopathiques / homéopathiques comme fondation du programme anti-candida.

L’aspect opérationnel de l’ouvrage

Il manque un système de traitement de la candidose étape par étapes, comme on en trouve chez Leon Chaitow, qui explique comment mettre en place le programme anti-candida.

Besson a l’approche rigoureuse d’un médecin mais il se donne aussi le confort du médecin qui n’a pas tout à expliquer à son patient. Il prend certes le parti de faire comprendre la candidose dans des termes scientifiques au grand public, mais il ne donne pas les moyens à ce dernier de commencer à changer ses habitudes.

De fait, le Dr. Besson nous fournit des listes de tests, d’aliments autorisés ou interdits, d’antifongiques et de traitements, mais je doute qu’il soit possible de mettre en place un programme anti-candida avec ce seul livre. Phillippe-Gaston Besson ne propose pas d’outil de suivi des symptômes, comme le tableau score symptômes proposé par Leon Chaitow.

Peut-être que le Dr.Besson veut éviter que les malades entrent dans une logique d’automédication et qu’ils fassent des erreurs. C’est louable, mais il est en notre devoir de prendre certains aspects de notre santé en main, comme notre alimentation. Nos médecins ne vont pas nous faire à manger tous les jours.

En général, les personnes qui achètent un livre sur le Candida albicans veulent de l’opérationnel. C’est pourquoi je conseille le livre de Valérie Legros pour compléter cet ouvrage. Le livre du Dr. Besson vous permettra de comprendre les logiques physiologiques de la candidose et de savoir quels traitements fonctionnent au global comme pour vos symptômes locaux. Celui de Valérie Legros vous donne des listes d’aliments autorisés et interdits très complètes, avec des recettes pour mettre en oeuvre votre « correction alimentaire » directement.

Il n’empêche que le descriptif des différents tests pour diagnostiquer une candidose est très complet, et que les questionnaires de diagnostic du Candida sont pratiques, parce qu’on peut les remplir directement sur le livre. Mais, encore une fois, il manque un cadre dans lequel on pourrait les intégrer. Que faire une fois qu’on soupçonne une candidose ? Quel test privilégier ?

L’important, c’est de passer à l’action, sans faire d’erreurs majeures. Besson insiste sur les changements de comportement, et notamment alimentaires. Mais je trouve qu’il ne donne pas assez d’outils pour la mise en pratique.

La méthode homéopathique et le Dr. Besson

Les principaux traitements recommandés par Philippe-Gaston Besson sont des traitements préparés et administrés selon la méthode homéopathique. Cela m’a surpris, au départ, car c’est une approche dont Leon Chaitow ou le Dr. Crook parlent peu.

L’homéopathie est caractérisée par trois principes fondamentaux.

  1. Le principe de similitude, qui consiste à introduire des produits qui ont le même effet que les maladies que le médecin cherche à soigner
  2. Le principe infinitésimal, qui consiste à diluer énormément les produits
  3. et le principe de l’individualisation des traitements. Chaque patient doit avoir un traitement différent, en fonction de son cas

Les pratiquants de l’homéopathie promeuvent la loi des inverses, selon laquelle plus on dilue un pathogène, plus il a l’effet inverse. Il permet donc de guérir la maladie qu’il causait au départ.

Cela prend à contrepied la médecine classique. Cette dernière soigne selon le principe des contraires, c’est à dire qu’elle introduit des substances qui ont un effet contraire au pathogène.

Les médecines qui soignent selon le principe des contraires sont dites allopathes. Cela ne comprend pas seulement la médecine « classique », mais aussi l’aromathérapie, par exemple, qui soigne selon le même principe.

Même si je me suis soigné fréquemment en utilisant l’homéopathie, quelques interrogations me viennent à l’esprit :

  • Quand un organisme est sensibilisé à une substance, comme une toxine produite par le Candida, en quoi l’introduire en petites quantités va l’aider à guérir ? Un certain nombre de personne sont devenues intolérantes aux levures, et ont dû les supprimer de leur régime alimentaire. Est-ce que ce traitement fonctionne aussi pour elles ? Ou doit-il être adapté ?
  • Est-ce le produit est toujours présent dans les comprimés dilués de nombreuses fois, et donc a-t-il un réel effet ? Est-ce que c’est l’effet placebo qui est à l’œuvre ? Ou les deux ?

Ces questions peuvent paraître triviales, et notamment aux personnes qui se traitent avec de l’homéopathie depuis des années. Cependant, après un certain nombre de déconvenues, j’ai décidé de ne plus croire aveuglément aux traitements alternatifs… Je questionne d’ailleurs tout autant la médecine classique.

Les traitements isopathiques

Les traitements isopathiques sont des traitements préparés selon les principes de l’homéopathie. Seulement, là où l’homéopathie administre des substances similaires au pathogène, l’isopathie utilise le pathogène lui-même, dilué en suivant les méthodes homéopathiques, et donc un grand nombre de fois.

Si l’on suit la loi des inverses chère aux pratiquants de l’homéopathie, le pathogène aura donc l’effet inverse à celui qu’il avait au départ : il guérira la maladie qu’il a causé.

Pour le reste, les principes sont les mêmes, et les mêmes problématiques se posent.

Le Dr. Besson recommande notamment les traitements isopathiques Sanum.

Pour plus de détails, je vous invite à visiter le site Sanum.ch, qui comprend même un extrait du livre de Philippe-Gaston Besson.

Pour Le Dr. Besson, ces traitements sont primordiaux, parce ce qu’ils permettent de modifier le terrain. Pour lui, c’est la condition sine qua none de la guérison.

La remise en question de l’homéopathie et de l’isopathie

L’homéopathie et l’isopathie sont-elles vraiment efficace ?

Pour mettre leurs produits sur le marché, les fabricants n’ont qu’à prouver l’innocuité de leurs produits. Pas leur efficacité. L’avantage, c’est qu’on prend bien moins de risques avec ces produits qu’avec des médicaments classiques aux effets secondaires importants, comme les antibiotiques.

J’ai toujours été pour les médecines naturelles, et j’ai privilégié l’homéopathie aux médicaments classiques pour me soigner. Seulement voilà, mes déconvenues en termes de candidose ont fait que je m’en suis éloigné. A tord, probablement.

Je suis allé voir plusieurs homéopathes quand je souffrais des symptômes de la candidose sans savoir ce qu’était le Candida albicans, et aucun n’a jamais fait de diagnostic correct.

Ils se sont toujours contentés de soigner mes symptômes en surface. Avec des produits quasi-inoffensifs, certes, mais pour quelle utilité ? Les bénéfices des traitements ne duraient jamais bien longtemps, et me permettaient seulement de soulager les grosses crises (d’allergie, de sinusites, etc.), jusqu’à l’année suivante…

Ces médecins ont, eux aussi, leurs limites. La pratique de l’homéopathie ne fait pas d’eux des surhommes et, comme dans tous les domaines, il y a ceux qui sont bien informés, et les autres.

Comme nous l’avons vu précédemment, l’homéopathie repose sur le principe de l’individualisation. C’est donc un traitement hyperspécialisé qui prend en compte notre terrain, nos sensibilités, nos caractéristiques, etc. Mais si le médecin ne pose pas le bon diagnostic, il ne réussit pas à nous soigner, EXACTEMENT comme pour la médecine classique. Il ne peut que nous aider à soulager nos symptômes, pour quelques temps.

Ce n’est pas une médecine miracle. Elle cause moins d’effets secondaires et il y a moins de risques pour l’organisme à essayer plusieurs traitements. Ainsi, le médecin homéopathe n’utilisera généralement pas d’antibiotiques pour traiter les différentes infections dues au Candida, comme les infections ORL, par exemple.

Au contraire, un médecin « classique » aura tendance à y recourir, et, au final, aggravera la candidose. De fait, les antibiotiques nettoient toutes les bonnes bactéries, qui inhibent le Candida. Celui-ci a donc l’occasion, et l’espace, pour se développer encore plus. Le traitement qui devait vous soigner aura finalement aggravé votre état.

Pour résumer, si le mauvais diagnostic est posé, l’homéopathie n’est pas plus utile que le traitement « classique ». Le problème, c’est que le bon diagnostic est rarement posé, parce que les médecins sont mal informés au sujet de la candidose.

Il ne faut pas oublier qu’un grand nombre (tous ?) de médecins homéopathes sont aussi des médecins généralistes, et qu’ils ont donc les biais de cette profession. Ceux-là auront tendance à douter de l’hypothèse de la candidose autant que les médecins généralistes.

L’homéopathie et l’isopathie : un effet seulement placebo ?

C’est une des questions que se posent les plus sceptiques. Elle mérite qu’on s’y attarde un peu, parce qu’elle permet de comprendre un certain nombre de choses.

L’homéopathie n’est-elle qu’un placebo ? Et si c’est le cas est-ce suffisant pour guérir du Candida ?

Placebo vient du latin « je plairai ». L’effet placebo, c’est l’écart positif constaté entre l’effet d’une substance ou d’une opération, et de l’effet prévu de cette substance ou opération, à l’aide des données pharmacologiques.

En gros, le produit donné au patient (ou l’opération effectuée) n’a pas de rapport avec la maladie. Il n’a un sur la maladie effet par un mécanisme psychologique ou psycho-physiologique.

Or dans le cas de la candidose, les malades ont été souvent déçus par leurs médecins, et ont du mal à leur faire confiance. Même si les déceptions concernent essentiellement la médecine classique, ils peuvent se mettre à douter durablement de la médecine en général.

Est-ce que cela peut empêcher l’effet placebo de fonctionner ? Je ne crois pas. A chaque nouveau traitement, j’ai toujours eu l’espoir qu’il fonctionne, enfin, et je pense que c’est suffisant pour qu’un effet placebo apparaisse.

L’effet placebo est-il suffisant pour guérir d’une candidose ?

Cela ne reviendrait-il pas à dire que tout est dans la tête ?

Les spécialistes disent de plus en plus qu’il y a une grande part de psychopathologie dans la candidose. Pour Valérie Legros, c’est surtout lié à des contrariétés. Simon Martin, quant à lui, nous met en garde par rapport aux effets du stress sur notre organisme. Dans le forum, on constate que les gens qui veulent guérir de la façon la plus urgente sont ceux qui y parviennent le moins. Pour guérir, il faut accepter de prendre sa santé en main, et de réfléchir aux choses qui ne vont pas dans notre vie, notre alimentation, etc.

Pour Valérie Legros et Valerio Pignatta, le Candida albicans pourrait même agir sur ordre du cerveau, après l’apparition d’un déséquilibre dans l’organisme. Une fois que tout serait rentré dans l’ordre, le Candida n’aurait plus de rôle à jouer, et il serait à nouveau remis sous contrôle par le système immunitaire. C’est à ce moment-là que les traitements auraient tout leur sens : il faut aider l’organisme à inhiber le Candida pour qu’il redevienne inoffensif.

Pour Valérie Legros, ces causes sont essentiellement d’ordre psychologique : des contrariétés, le fait de ne pas vivre la vie qu’on voudrait, etc.

Les autres auteurs insistent plutôt sur des raisons physiologiques, des mauvaises habitudes ou des polluants extérieurs :

  • Une intoxication aux métaux lourds ou une forte concentration en polluants (pesticides, etc.)
  • Une alimentation erronée, pour reprendre le terme de Philippe-Gaston Besson : riche en sucres et pauvre en nutriments
  • La prise de médicaments qui déséquilibrent l’organisme : antibiotiques, stéroïdes, hormones, etc.

Si c’est le cerveau qui « ordonne » au Candida d’agir, un effet placebo ne serait-il pas suffisant pour remettre le Candida sous contrôle ?

Il faudrait auparavant trouver la cause de cet « ordre » du cerveau, la soigner, puis ensuite profiter d’un effet placebo pour remettre le Candida à sa place – ou plutôt aider l’organisme à le remettre sous contrôle.

Entre temps, il ne faut pas oublier de mettre en place le programme anti-candida, pour soulager les symptômes et réparer les dégâts causés par cette fameuse « cause » de la candidose, ainsi que les dégâts causé par le Candida lui-même, notamment lorsqu’il se transforme en moisissure (ou mycélium, la forme « finale » de la moisissure).

Pour résumer, en lisant les différents auteurs, on peut définir trois groupes d’actions à mener en parallèle, lorsqu’on veut traiter une candidose :

  1. Identifier la cause de la candidose, qu’elle soit d’ordre psychologique ou physiologique (souvent les deux sont liés)
  2. soulager les symptômes et rendre la vie du malade plus facile en mettant en place le programme anti-candida
  3. remettre le candida sous contrôle, à l’aide de traitements à action lytique, comme les antifongiques naturels, et de traitements homéopathiques ou isopathiques (qu’ils aient seulement un effet placebo ou non, d’ailleurs), pour traiter le terrain

Si je mets en évidence ces trois étapes, c’est pour vous faire comprendre que le Candida n’est peut-être pas le seul responsable de vos problèmes de santé.

Il y a généralement une raison pour laquelle vous souffrez de candidose, et le Candida n’est qu’une alerte qui vous signale que quelque chose est déréglé dans votre organisme. J’ai personnellement découvert que j’étais intoxiqué… au mercure. Mais pour vous ça peut être autre chose : un déséquilibre acido-basique, une surconsommation de sucres et/ou d’antibiotiques, etc.

Les points positifs du livre de Philippe-Gaston Besson

Philippe-Gaston Besson veut convaincre ses lecteurs de l’importance des changements alimentaires. Et ça c’est déjà une bonne chose. Donc si vous êtes sceptique, que vous n’avez pas envie de changer de régime alimentaire car c’est trop contraignant, ce livre est pour vous.

Je sais qu’un certain nombre des lecteurs du blog ont peur de changer leur alimentation, parce que c’est « tout ce qui reste ». Pour les aspects opérationnels, je vous invite à vous procurer le livre de Valérie Legros, ou à faire un tour sur le forum de Candida-albicans.fr, et notamment sur le sujet des meilleures recettes anti-candida.

Vous comprendrez aussi certains fonctionnements de votre organisme. Ce qui compte, c’est que vous preniez en main votre santé. Besson vous fait aussi comprendre cela (même si, nous l’avons vu, il ne nous donne pas nécessairement les outils pour).

La guérison de la candidose est le début d’un long processus d’amélioration de votre santé. Tout ce que vous apprendrez ici vous servira toute votre vie.

Les points négatifs du livre de Philippe-Gaston Besson

Si vous cherchez un programme de guérison pas à pas, ce livre n’est pas adapté.

C’est vraiment dommage, mais il manque un tout petit quelque chose à ce livre, pour qu’il soit vraiment complet : des outils de suivi, et un programme anti-candida chronologique.

Le livre du Dr.Besson est plus un support pour le patient qui peut discuter avec son médecin qu’un guide d’automédication ou de mise en œuvre du programme anti-candida. Au final, ce livre me donne l’impression d’être un inventaire des choses à savoir sur le Candida albicans. Il est bien fait mais ne facilite pas franchement l’action.

Philippe-Gaston Besson prône un changement de comportement, et notamment d’habitudes alimentaires. Il parle de « correction alimentaire ». Cependant, il ne fournit pas d’outils destinés au suivi de ces changements, et notamment de leur efficacité. Pourtant, différentes études en psychologie ont montré que sans suivi précis, ces changements comportementaux ont moins de chances d’aboutir.

Si vous n’êtes pas suivi ou que vous ne comptez pas être suivi par un médecin / naturopathe etc., passez votre chemin. Vous devriez d’ailleurs choisir un médecin pratiquant l’isopathie, ou un médecin homéopathe, de préférence. Ce livre prend tout son sens avec un accompagnement de ce type.

Conclusion : que devez-vous faire après avoir lu cet article ?

Si vous n’avez pas de livre sur le sujet de la candidose, vous devez procurer le livre du Dr.Besson ainsi que celui de Valérie Legros. Jusqu’à nouvel ordre, il n’y a pas grand chose de mieux, en français (et si vous pensez le contraire, faites-le moi savoir dans les commentaires !).

Ce dernier apporte les recettes et les listes d’aliments qui manquent au livre du Dr. Besson, mais ne contient pas non plus d’outils de suivi. Vous trouverez beaucoup de choses ici et sur le forum, ainsi que sur un certain nombre de sites très complets.

Face au manque d’outils de suivi dans le livre du Dr. Besson, comme le tableau score symptômes, j’ai pris conscience de leur importance. J’ai donc décidé de vous préparer un petit quelque chose sur le sujet, pour une prochaine fois…

PS : Que pensez-vous de l’isopathie et de l’homéopathie ? J’aimerais avoir vos commentaires sur le sujet.

Pour commander le livre du Dr.Besson, cliquez ici :

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Je me suis procuré un livre qui date d’une vingtaine d’années, The Yeast Connection par William G. Crook, M.D., et qui reste pourtant très pertinent.

Au début du livre on trouve le témoignage d’une femme souffrant de candidose. Il est tellement riche en enseignements qu’il fallait que je le partage avec vous.

Janet a 33 ans. Elle nous raconte comment elle a découvert, et affronté, sa candidose :

Témoignage

« Désormais je suis prête à savoir si « tout est dans ma tête » et que mes symptômes sont simplement dus au vieillissement, ou si il y a vraiment quelque chose qui me rend malade. »

« Pendant toute mon enfance, j’ai souffert de problèmes d’estomac que les médecins attribuaient à mon tempérament et mon humeur. »

« Après la naissance de mon premier enfant, j’ai commencé à souffrir de douleurs importantes dans mes doigts et mes genoux. Quand ma mère m’a suggéré d’arrêter de laver les couches avec du désinfectant (NdT : les couches jetables n’étaient pas encore à la mode en 1976), les douleurs ont disparu.

« Environ un an plus tard, j’ai commencé à développé des grosseurs étranges sur les chevilles et sur les pieds, qui me faisaient si mal que je n’étais plus capable de marcher. Je ne pouvais même plus mettre de chaussures. Je suis allée voir un podologue. Il n’a rien trouvé qui puisse causer ces gonflements, mais m’a tout de même prescrit des médicaments. Petit à petit, les grosseurs ont disparu. »

« Quelques années plus tard, j’ai commencé à avoir des migraines, des vertiges, des nausées, la gorge irritée et des douleurs dans les oreilles. Mon médecin m’a alors prescrit plusieurs anti-histaminiques, et des traitements antibiotiques ponctuels. Cependant, un an plus tard, comme je ne supportais plus d’être dépendante à ces médicaments et qu’ils ne soulagaient pas tous mes symptômes, j’ai essayé de trouver la cause de tout ça. Je voyais que mes enfants réagissaient mal à certains aliments. J’ai donc exclu le café, le thé, le lait, le jus d’orange, les sodas et le chocolat de mon régime alimentaire (et du leur). »

« J’ai eu quelques résultats en éliminant ces aliments, mais cet hiver-là j’ai souffert d’une toux persistante la nuit et de démangeaisons dans la gorge. J’ai alors eu droit à un autre traitement antibiotique qui a soulagé mes symptômes de façon temporaire, mais ils sont réapparus un peu plus tard. »

« L’été dernier, après avoir fait un peu de peinture, je me suis sentie malade, avec des douleurs articulaires un peu partout, les symptômes d’un rhume et des douleurs dans la poitrine. De temps en temps, je développais des symptômes qui ressemblaient à ceux d’une grippe, mais ça ne durait qu’un jour. En essayant de comprendre pourquoi, j’ai réalisé que ça survenait quand j’utilisais des produits ménagers puissants. (NdT : on voit ici toute l’importance d’utiliser le tableau score symptômes pour comprendre les variations de ces derniers). »

« Les deux dernières fois que je me suis faite soigner les dents, les réactions que j’ai eues nous ont fait peur à moi et à mon dentiste. Les injections d’anesthésiant me causaient des picotements et des étourdissements, et me rendaient confuse et fatiguée. La codéine aussi entraînait des effets indésirables. »

« Il y a quelques mois, j’ai commencé à avoir des problèmes à la vessie; deux infections et des envies d’uriner fréquentes. J’étais même devenue incapable de vider ma vessie sans appuyer fort dessus. Ces symptômes m’ont amenée à aller voir un urologue, qui m’a diagnostiqué un « petit urètre et des spasmes ». Il a dilaté mon urètre et m’a prescrit des médicaments. »

« Je souffre aussi de nervosité, de fatigue, de boursouflures aux niveaux des doigts, de ballonnements, de prises de poids excessives et d’irritations au niveau des seins la semaine avant mes règles. »

C’est ensuite le Dr. Crook qui raconte :

« La première fois que j’ai vu Janet, elle avait l’air fatiguée, et des cernes noires sous ses yeux accentuaient cette impression. Ses muqueuses nasales étaient gonflées et violacées. Une revue de son régime alimentaire m’appris que même si elle mangeait des aliments sains, elle « adorait les sucreries », comme les céréales transformées, les glaces et les biscuits.

En creusant son histoire médicale, Janet m’a appris qu’elle avait eu 5 traitements antibiotiques cette année-là. En outre, elle avait été traitée 4 fois pour des vaginites, en moins de 12 mois. Ses symptômes comprenaient des gonflements, des prises de poids, des irritations aux niveau des seins, des pertes de libido et une fatigue importante la semaine avant le début de ses menstruations.

Comme elle souffrait de problèmes respiratoires, je lui ait fait passer des tests pour détecter si elle réagissait mal aux principaux allergènes. À ma grande surprise, ce n’était pas le cas. Par conséquent, et comme son historique suggérait un problème de Candida, je lui ai prescrit deux choses :

  • de la nystatine, un million d’unités (1/4 d’une cuillère à café), 4 fois par jour,
  • ainsi qu’un régime alimentaire sans levures, et avec peu de glucides.

Deux semaines après le début du traitement, Janet témoigne :

Je me sens beaucoup mieux. Mes oreilles vont mieux, mes toux la nuit et mes problèmes de vessie ont disparu. Mon niveau d’énergie a augmenté de façon significative et je ne me sens plus ballonnée.

J’ai [le Dr. Crook] alors prolongé le traitement de Janet à base de nystatine et de régime anti-candida, et je lui prescrit en plus des compléments alimentaires (vitamines et minéraux non dérivés de levures, acides gras essentiels, etc.).

Dans les mois qui ont suivi, l’état de Janet s’est amélioré progressivement. Cependant, quand elle mangeait des aliments contenant des levures ou du sucre, ou qu’elle était exposée à des produits chimiques, Janet souffrait d’une augmentation soudaine de ses symptômes. Elle s’était aussi rendue compte qu’elle avait besoin d’1/2 cuillère à café de nystatine quatre fois par jour pour réduire ses symptômes au maximum. Quand elle divisait cette dose par deux, les douleurs généralisées réapparaissaient. »

8 mois après le début du traitement, Janet explique :

J’ai passé un excellent hiver. Je n’ai plus de symptômes et je me sens bien, sauf quand je fais un écart alimentaire.

Qu’en tirer comme conclusions ?

  1. L’état actuel des connaissances sur le Candida en France ne me paraît pas plus avancé que ce qu’il était aux Etats-Unis, il y a 20 ans. Si vous avez lu comment j’ai découvert que j’avais une candidose, vous constaterez que j’ai suivi un parcours comparable.
  2. Le Dr.Crook préconise l’utilisation de la nystatine. C’est un médicament antifongique que certains considèrent comme peu générateur de symptômes. Il est censé rester dans les intestins et ne pas passer dans le sang. Or quand vous souffrez de candidose, le Candida albicans crée des porosités dans les parois intestinales, et permet à la nystatine de passer directement dans le sang. C’est dangereux pour le foie, surtout quand le traitement est aussi long que celui de Janet (il dure des mois !)
  3. Selon Leon Chaitow, les meilleurs antifongiques sont les antifongiques naturels. Vous pouvez aussi lire ce qu’il pense des antifongiques chimiques dans un de mes articles
  4. Il est important que vous soyez suivi par un médecin compétent et formé aux problématiques du Candida. C’est un soutien considérable qui vous aidera à guérir.

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La Candidose : Un Cercle Vicieux

by Max on 27 décembre 2011

Si vous (ou votre enfant) êtes affecté par…

  • Une fatigue extrême ou léthargie (l’impression d’être vidé)
  • Une dépression
  • Des troubles de la concentration
  • Des maux de tête
  • Des problèmes de peau (comme de l’urticaire, le pied d’athlète, des mycoses sur les ongles, le psoriasis, des mycoses à l’aine, ou des rougeurs chroniques sur la peau)
  • Des symptômes gastro-intestinaux (et notamment constipation, douleurs abdominales, diarrhée, gaz ou ballonnements)
  • Des troubles qui touchent vos organes reproducteurs
  • Des symptômes musculaires ou nerveux ( y compris les engourdissements, douleurs musculaires, faiblesses et brûlures musculaires ou paralysies)
  • Des symptômes respiratoires
  • De l’hyperactivité et des problèmes récurrents aux oreilles

alors allez chez votre médecin pour faire un check-up complet, comprenant l’examen de votre histoire médicale, de votre corps, des analyses de sang et d’urine ainsi qu’un test pour détecter la tuberculose.

En fonction de ce qu’il trouve et de ce dont vous souffrez, votre médecin pourra vous prescrire des tests supplémentaires.

Les problèmes de candida-albicans apparaissent chez les personnes de tout âge, et des deux sexes. Cependant, les femmes sont plus susceptibles d’être touchées. Vous avez plus de chance de souffrir d’une candidose si vous :

  • vous sentez mal « dans tout votre être », que les causes de ces troubles n’ont toujours pas été identifiées et que de nombreux traitements différents n’ont pas aidé
  • vous avez pris des traitements antibiotiques à large spectre, sur de longues durées
  • vous avez, ou avez eu, un régime riche en sucres et en levures/champignons
  • avez de fortes envies de sucré
  • avez de fortes envies de consommer d’autres glucides, et notamment le pain et les pizza
  • vous rendez compte que les sucreries aggravent vos symptômes ou vous excitent de façon temporaire, avant que vous tombiez de fatigue
  • avez des symptômes qui vous font penser que vous souffrez d’hypoglycémie, alors que les tests réfutent cette hypothèse
  • avez de fortes envies d’alcool
  • avez pris la pilule contraceptive, de la prednisone, ou d’autres corticoïdes
  • avez été enceinte de nombreuses fois
  • avez des symptômes liés à votre système reproducteur, comme des douleurs abdominales, des infections ou des gênes vaginales, des menstruations irrégulières, et pour les hommes des maladies de la prostate ou une impuissance
  • souffrez de symptômes récurrents liés à votre système digestif et votre système nerveux
  • vous sentez mal les jours humides ou dans les endroits envahis de moisissures
  • devenez malades quand vous êtes exposés aux parfums, à la fumée de cigarette, ou à d’autres produits chimiques

Le cercle vicieux qui vous empêche de guérir du candida-albicans.

Les antibiotiques, et notamment les antibiotiques à large spectre, tuent les germes « amis » en même temps que les ennemis. Et quand les germes amis sont nettoyés, les candida-albicans se multiplient.

Les régimes alimentaires riches en glucides et en levures, la pilule contraceptive, la cortisone ainsi que les autres corticoïdes stimulent la croissance des levure – et donc des candida-albicans.

Lorsqu’ils sont nombreux, les candida-albicans affaiblissent votre système immunitaire. Ce dernier est aussi affecté par les déficiences immunitaires et la consommation de suvre, ainsi que par l’exposition aux moisissures de l’environnement et les produits chimiques (formaldéhydes, pétrochimiques, parfums et tabac).

Quand votre système immunitaire est atteint et que votre résistance est réduite, vous vous sentez mal « dans tout votre être », et vous développez des symptômes respiratoires, digestifs, etc. Et vous avez plus de chances de souffrir de réactions aux additifs alimentaires et aux produits chimiques. En outre, les muqueuses de votre organisme ont tendance à enfler, et vous contractez des infections dues à des bactéries et des virus qu’un système immunitaire en pleine santé ne laisserait pas passer.

Quand vous développez une infection, les médecins vous prescrivent des antibiotiques à large spectre. De tels antibiotiques, même s’ils sont parfois indispensables, favorisent la croissance du Candida albicans, qui affaiblit votre système immunitaire.

Et vos problèmes de santé continueront jusqu’à ce que le cercle vicieux soit interrompu par un traitement qui prend en compte la candidose. Ce traitement, ou programme anti-candida, aura pour but de réduire la présence du Candida albicans tout en renforçant votre résistance.


Graphique adapté depuis The Yeast Connection, de William G. Crook, M.D.

Et maintenant, que faire pour guérir du Candida ?

Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez parler de vos soupçons à votre médecin, et passer tous les tests mentionnés ci-dessus. Pour plus de détails sur les tests pour détecter le candida, vous pouvez aussi lire ma chronique du livre de Simon Martin.

Si vous en êtes plus loin dans vos recherches et que vous cherchez plus d’informations, je vous conseille les chroniques des livres de :

  • Valérie Legros, qui inclue dans son ouvrage des listes de ce que vous pouvez manger ou pas dans le régime anti-candida. Elles sont précises et bien faites. Vous y trouverez aussi quelques recettes pour vous faire plaisir.
  • Vaincre la candidoseSimon Martin, qui a une approche holistique de la candidose, dans un ouvrage assez complet

Et si vous souhaitez vous procurer des produits pour lancer votre programme-anti candida en respectant les préconisations de Leon Chaitow, je vous invite à visiter les trois pages suivantes :

Enfin, pour rendre tout cela opérationnel, allez donc voir l’article sur comment construire votre programme anti-candida.

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Que Faire Quand On Suspecte Le Candida-Albicans ?

06.11.2011

Il y a quelques temps j’ai mis en place un sondage sur le blog. Mon idée était de faire répondre des personnes ayant déjà passé quelques temps à lutter contre le candida pour obtenir des informations utiles aux nouveaux venus. J’ai décidé de vous faire part des réponses à la question 5 : Une personne [...]

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Chronique : Vaincre La Candidose Par Simon Martin

01.10.2011

J’ai décidé de chroniquer Vaincre la candidose de Simon Martin, car c’est un livre synthétique, qui aborde tous les aspects de la candidose et permet d’en dégager une vision globale. Quand on creuse le sujet de la candidose, on a vite tendance à se perdre dans les détails. Or il ne faut pas oublier l’essentiel [...]

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Sondage : Conseillez Les Nouveaux Venus Pour Guérir Du Candida

13.08.2011

C’est difficile de trouver son chemin sur le web quand on s’intéresse au sujet du candida-albicans. On y trouve beaucoup de choses, pas toujours très bien structurées, et qui en plus se contredisent. J’ai donc décidé de lancer un nouveau sondage. Cela fait un moment que je veux écrire un « guide du débutant » pour guérir [...]

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De la Fragilité du Système Digestif : Corrélation Entre Intolérance au Gluten et Candidose

22.06.2011

Le candida-albicans métabolise les glucides. Donc le gluten, un assemblage de protéines, ne devrait pas poser de problèmes. Pourtant, il est recommandé de le supprimer dans le cadre d’un régime anti-candida. Pour quelle raison ? Et pourquoi les personnes souffrant de candidose sont-elles très souvent intolérantes à cette molécule ? La toxicité du gluten Par [...]

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Comment Construire Votre Programme Anti-Candida

03.05.2011

Vous avez pu le lire dans les précédents articles du blog, la meilleure façon de savoir si vos symptômes sont liés au candida-albicans est de tester le régime anti-candida. C’est une question que certains d’entre-vous se posent régulièrement : que valent les tests pour dépister le candida ? Il est bon que vous puissiez consulter [...]

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Le Régime Anti-Candida En Détail

21.02.2011

Quelques précisions avant de parler du régime anti-candida. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, certaines personnes souffrant de dyspepsie et de reflux gastro-oesophagiens n’ont pas l’estomac qui produit trop d’acide. En fait, leur estomac en produit trop peu, ce qui entraîne : digestion incomplète de la nourriture dans l’estomac d’où fermentation et production de gaz [...]

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Nouveau sondage sur candida-albicans.fr

12.01.2011

Bonjour à tous ! Dans ma quête d’amélioration du blog je vous propose un nouveau sondage. J’ai besoin de quelques idées pour créer du contenu qui vous serve au maximum. Alors n’hésitez pas, prenez deux minutes pour y répondre (il est très court). Create your free online surveys with SurveyMonkey, the world’s leading questionnaire tool.

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