7 leviers inspirés des chercheurs en science du comportement pour réussir le régime anti-candida

temps-courtEn une heure seulement, vous allez apprendre à ne plus vous poser 1000 questions quant à la composition de vos futurs repas. Vous aurez mis en place les outils qui vous permettront de réussir votre réforme alimentaire sans trop vous fatiguer, même si vous avez déjà échoué plusieurs fois auparavant.

Vous avez probablement eu du mal à prendre la décision de suivre le régime anti candida. Une fois que c’était fait, vous vous êtes sûrement dit que le plus dur était derrière vous. Vous avez ensuite imprimé la liste des aliments interdits, vous l’avez annoncé à quelques proches, et vous avez noté quelques rappels sur des post-it, que vous avez collés chez vous, sans vraiment y faire attention.

Trois jours plus tard, après une grosse journée au boulot et 45 minutes de transport, vous êtes à bout. Pendant tout le trajet, vous avez pensé au pot de glace qui vous attend dans le congélateur. Une fois arrivé, les restrictions imposées par le régime vous étaient passées par-dessus la tête. Après tout, aujourd’hui c’est exceptionnel, vous avez eu une grosse journée. Et puis le repas de midi était très léger.

Toute votre bonne volonté vient d’être balayée par la « tyrannie du moment », comme le dit bien Brian Wansink dans Mindless Eating : Why we eat more than we think.

Malheureusement, vous perdrez constamment face à ce « moment », si vous n’êtes armé que de votre volonté.

Il y aura toujours une petite voix intérieure pour vous dire « oui, je sais que je ne suis pas censé manger de gluten, mais aujourd’hui c’est exceptionnel, la journée a été très dure » ou encore… « Je sais que je ne devrais pas boire d’alcool, mais tout le monde s’amuse, et je ne veux pas faire le rabat-joie… ».

Cette petite voix ne se taira que si vous faites un travail spécifique sur vos habitudes et sur votre volonté. Si vous ne le faites pas, elle vous harcèlera jusqu’à ce que vous fassiez un écart.

Trois découvertes faites par les chercheurs en psychologies expliquent probablement pourquoi vous n’avez pas tenu votre régime jusqu’à maintenant :

  1. Votre volonté est limitée et diminue à chaque décision que vous prenez
  2. Votre volonté et votre capacité à prendre des décisions réduisent au cours de la journée. C’est un phénomène que les chercheurs appellent la « fatigue décisionnelle ». Au niveau physiologique, quand vous exercez votre volonté ou que vous devez prendre des décisions, vous réduisez les stocks de glucose de votre cerveau.

    Vous êtes ainsi plus susceptible de faire des écarts le soir, quand votre volonté est au plus bas. C’est pour ça que les étagères des achats impulsifs (vous savez, les bonbons, les chewing-gums et toutes les joyeusetés que vous devez éviter comme de la peste) sont situées au niveau des caisses des magasins. Comme vous avez passé toutes vos courses à dire non aux tentations, votre volonté est érodée, et vous craquez facilement.

  3. Votre cerveau dépend énormément des habitudes que vous avez prises, mais il ne sait pas distinguer les bonnes des mauvaises
  4. 90% de vos décisions concernant votre alimentation sont faites en autopilote : elles sont habituelles. Votre cerveau est un expert pour reconnaitre les situations qui se répètent. Il programme des réponses automatiques à ces situations, et peut alors conserver ses précieuses ressources mentales pour les situations nouvelles. Seulement voilà, les situations qui se répètent ne sont pas forcément optimales.

  5. Votre environnement est le facteur le plus important de réussite ou d’échec du régime anti candida
  6. De nombreux chercheurs en psychologie comme BJ Fogg, professeur à Stanford, s’accordent pour dire que l’environnement dans lequel les gens évoluent est un des plus puissants leviers pour modifier les habitudes. Par exemple, plus une action est facile à faire, plus vous avez de chance d’en faire une habitude. Si vous avez toujours un livre sur votre table de chevet, vous avez toutes les chances de prendre l’habitude de lire en vous couchant.

Vous vous faites peut être une idée idéalisée de moi étant donné que j’écris sur ce blog, mais autant vous dire que j’ai essayé plusieurs régimes (anti candida, régime GS, régime paléo), que j’ai suspendus pendant plusieurs mois, recommencés dans des versions édulcorées, etc. Ça n’a jamais été simple, j’ai douté souvent, j’ai multiplié les écarts, jusqu’à ce que je découvre certaines choses tirées de la recherche en psychologie, et que j’applique les outils dont je vais vous parler plus bas.

Mon but avec cet article est de vous épargner les difficultés que j’ai vécues pendant plusieurs années.

Vous aurez moins à réfléchir et à anticiper toutes les situations qui pourraient compromettre votre régime. Vous aurez déjà fait ce travail.

Si vous voulez avoir toutes les chances de réussir le régime et de vous rapprocher d’une vie normale, je vous invite à mettre en place les 7 « leviers » suivants, que je vais vous détailler dans la suite :

Levier n°1 : Le Tableau de Tri des Habitudes
Levier n°2 : Les Petites Habitudes de BJ Fogg
Levier n°3 : Changer son Image Personnelle
Levier n°4 : La Règle de la Friction
Levier n°5 : La Boucle des Habitudes de Charles Duhigg
Levier n°6 : La Triple Checklist
Levier n°7 : Les Scénarios Rédigés

L’heure de travail que vous investissez maintenant sera rentabilisée 100 fois en temps et en énergie, quand viendront les moments difficiles de votre réforme alimentaire (ils arriveront bien plus vite que vous le pensez).

Comment atteindre votre objectif de réussite du régime anti candida ?

Pour atteindre des objectifs à long-terme demandant de prendre des décisions fréquentes, je vous recommande d’automatiser vos actions. Cela vous évitera d’être dépendant de votre volonté. C’est encore plus vrai pour tout ce qui tourne autour de l’argent et de la nourriture, qui demandent de prendre une douzaine de petites décisions chaque jour.

Beaucoup d’entre nous ont payé chèrement le prix de cette leçon : sans rien automatiser de façon consciente, pour certains comportements, il est impossible de faire de progrès. C’est quand, la dernière fois que vous vouliez aller faire du sport ? Et la dernière fois que vous y êtes vraiment allé ?
Automatiser vos décisions alimentaires les plus fréquentes est plus efficace que de vous promener de repas en repas avec votre liste d’aliments interdits comme seul rempart face aux tentations. Dois-je vraiment vous dire qui gagne, à la fin ?

C’est ce que je vous propose de faire avec les 5 « leviers » dont nous allons parler. Pourquoi est-ce que je vous parle de leviers ? Parce que, comme je vous le disais précédemment, vous gagnerez 100 fois le travail investi dans ces leviers. D’autre part, l’effet de levier traduit bien ce que les habitudes permettent d’accomplir.

Plus vous développerez d’habitudes qui contribuent à votre santé, plus vous vous rapprocherez d’une vie normale, sans symptômes, et moins vous aurez besoin d’exercer votre volonté.

Vous aurez donc le beurre et l’argent du beurre : une vie plus normale tout en vous prenant moins la tête au quotidien.

Commençons par définir ce qu’est une habitude

Comme Rome, les habitudes ne se construisent pas en un jour. En fonction des difficultés qu’une action représente pour nous, elle peut nous prendre de deux à huit semaines pour en faire une habitude. Selon les chercheurs, la moyenne est exactement à 66 jours. Alors, patience !

Le simple fait de savoir comment les habitudes fonctionnent vous permettra d’atteindre vos objectifs plus facilement.

Charles Duhigg a d’ailleurs écrit tout un livre à ce sujet : Le pouvoir des habitudes : Changer un rien pour tout changer.

Commençons par définir ce qu’est une habitude. C’est une réaction automatique à un déclencheur spécifique. La seule différence avec vos autres comportements, c’est que cette réaction est automatique et non consciente.

Les déclencheurs peuvent être internes ou externes. Si vous avez l’habitude de dévorer un pot de glace à chaque fois que vous regardez votre série préférée, le déclencheur est externe, et c’est bien entendu votre série (et un certain nombre d’autres paramètres). Si vous avez l’habitude d’engloutir une plaquette de chocolat quand vous êtes stressé au travail, le déclencheur est interne : c’est votre état psychologique et physiologique qui vous a donné envie de chocolat.

Les habitudes sont des comportements conditionnés, c’est-à-dire qu’elles se construisent grâce à la répétition et que, au moins au départ, elles sont associées à une récompense ou à une expérience plaisante.

Ainsi, pour construire une habitude, il faut choisir un déclencheur évident, décider d’une récompense, et ensuite répéter ce comportement de façon consciente jusqu’à ce qu’il devienne automatique.

En résumé, chaque habitude que nous avons est caractérisée par 3 paramètres :

  1. Un déclencheur, qui fait passer notre cerveau en mode automatique et lui dit quelle habitude utiliser
  2. Une routine (série d’actions déclenchée automatiquement) qui peut être physique ou mentale
  3. Une récompense, qui permet à notre cerveau de savoir si cette série d’actions est à conserver pour le futur ou pas

Au fur et à mesure des répétitions, cette boucle, comme l’appellent les chercheurs du MIT, déclencheur -> routine -> récompense, devient de plus en plus automatique. Le déclencheur et la récompense sont de plus en plus liés et finissent par créer une envie irrésistible. Une habitude est née.

Le cerveau apprend, tout simplement. Plus le cerveau « voit » le déclencheur, déroule la routine et obtient la récompense, plus il se met à anticiper la récompense quand il « voit » le déclencheur. Au bout d’un moment, quand le déclencheur apparaît, notre cerveau nous pousse vers le déclencheur de façon irrépressible.

Un exemple que nous avons tous autour de nous : un fumeur qui voit un paquet de cigarettes ou une autre personne en train de fumer anticipe la montée de nicotine, ce qui lui donne envie d’allumer une cigarette.

Il est maintenant temps que vous appreniez à utiliser les 5 leviers pour vous créer des habitudes de santé.

Levier n°1 : Le Tableau de Tri des Habitudes

tableau-periodique

J’ai longtemps trouvé ça difficile de savoir où commencer pour améliorer ma santé.

Nous avons tous de nombreuses habitudes différentes et c’est donc difficile de les distinguer les unes des autres. Nous fonctionnons en autopilote toute la journée sans nous en rendre compte, et nos tentatives pour modifier nos actions sont souvent balayées au bout de quelques jours.

Pendant la journée, je me rends bien compte que je fais des choses qui sont à éviter dans le cadre d’un régime anti candida – sans pour autant pouvoir m’empêcher de les faire, comme par exemple la tasse de café que je bois le matin en arrivant au travail, et la deuxième après un repas trop riche en glucides, pour me donner un boost d’énergie.

Quand ça m’arrive, je note dans un coin de ma tête qu’il va falloir que je fasse quelque chose, mais les jours passent, et je ne change rien à mes actions. Ça vous arrive probablement pour un tas de choses, et ça doit vous frustrer au moins autant que moi.

En lisant Foodist : Using real food and real science to lose weight without dieting de Darya Pino Rose, Ph.D, j’ai trouvé une méthode tellement simple que je me suis reproché de ne pas y avoir pensé plus tôt.

L’idée est que nous classions nos habitudes dans un tableau à deux colonnes : Habitudes pilier / Habitudes à améliorer. Et c’est tout. Trop simple, vous dites ? Oui, et c’est pour ça que ça fonctionne. Rappelez-vous, nous cherchons aussi à préserver votre volonté.

Voilà à quoi peut ressembler le tableau de tri des habitudes :

HABITUDES PILIER HABITUDES A AMELIORER
  • Au petit déjeuner, je ne mange que des protéines et des lipides
  • À midi, quand je suis à la cantine d’entreprise, je ne mange pas de féculents. A la place, je me fais une bonne entrée de crudités, une grosse assiette de légumes variés, sans sauce, et j’y rajoute de l’huile d’olive pour ne pas avoir faim dans l’après-midi.
  • Au restaurant, je demande toujours le détail du contenu du plat que je m’apprête à commander.
  • Au restaurant, je privilégie les combinaisons viande/poisson + légumes.
  • Je bois un café à la machine à café quand je viens d’arriver au travail
  • Quand une plaque de chocolat traine, au travail, j’ai tendance à grignoter, même quand c’est du chocolat « interdit »

Faites le travail de remplir le tableau pendant une à deux semaines. Une fois qu’il sera rempli, vous aurez dans les mains un plan pour améliorer votre santé. Simple, mais efficace.

On parle d’habitudes pilier, parce que c’est sur ces habitudes qu’il sera plus simple de construire de nouvelles habitudes saines. En effet, comme vous faites déjà les routines associés à ces habitudes, vous n’aurez pas de mal à y greffer un petit complément, et donc à créer une nouvelle habitude.

BJ Fogg, chercheur en comportement à Stanford, appelle ça des « ancres ». Voyons sa méthode dans le levier n°2.

Levier n°2 : Les « petites habitudes » de BJ Fogg

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Selon BJ Fogg, à moins d’un changement drastique de notre environnement ou de notre cercle social, il y a peu de chances que nous changions radicalement.

Il nous conseille donc de changer par petites étapes, d’où le nom de sa méthode, les “petites habitudes”.

Pendant ses ateliers de coaching sur les « petites habitudes » BJ Fogg explique que le cerveau humain est simple. Il nous pousse à faire ce qui est satisfaisant, et à fuir ce qui est difficile.

Il recommande donc de suivre la checklist suivante pour créer de nouvelles habitudes :

  1. Choisissez une habitude facile, ou une « petite habitude »
  2. Notre cerveau nous faisant fuir ce qui est difficile, BJ Fogg recommande de commencer par des habitudes faciles. Vous voulez réussir à faire 100 pompes par jour ? Ne commencez surtout pas par essayer d’en faire le plus possible. Commencez plutôt par en faire 2 par jour. Réussir à faire 2 pompes, c’est gratifiant, et ça donne envie de recommencer. Ne pas réussir à en faire 50, c’est difficile, et ça ne donne pas envie de réessayer. Au bout d’une semaine, vous ferez vos 2 pompes tellement facilement que vous aurez envie d’en faire 5. Puis 8, etc. jusqu’à atteindre 100. Et le tout, sans difficulté.

  3. Choisissez une habitude dont la routine prend moins de 30 secondes, sans avoir besoin de vous chronométrer
  4. La routine doit être facile à faire, pour ne pas rebuter le cerveau (souvenez-vous, il a tendance à vous faire fuir ce qui est difficile). Vous devrez pouvoir réaliser cette routine sans chronomètre, pour éviter de la compliquer. Par exemple, cette habitude peut être « après m’être lavé les dents, je passe le fil dentaire une fois », plutôt que « après m’être lavé les dents, je passe le fil dentaire pendant 15 secondes ». Bien entendu, au bout de quelques jours, vous passerez le fil dentaire deux fois, puis trois, etc.

  5. Attachez votre habitude à une « ancre »
  6. Plutôt que de choisir une heure de la journée, d’avoir besoin d’une alarme ou d’un post-it placé à un endroit stratégique, BJ Fogg recommande d’ancrer votre nouvelle routine juste après quelque chose que vous faites déjà. Plutôt que de rédiger votre habitude comme ça : « À 8h30, je range la table du petit déjeuner», vous écrirez : « une fois que j’ai fini mon thé, je range la table du petit-déjeuner ». C’est d’ailleurs plus efficace, selon BJ Fogg, d’attacher l’habitude après une ancre qu’avant une autre ancre. Par exemple, il faut mieux utiliser « après avoir bu mon thé » que « avant de partir au travail ». D’autre part, BJ Fogg a 4 conseils pour choisir une ancre :

    • Choisissez une ancre de laquelle votre routine découle naturellement (par exemple vous passer le fil dentaire après vous être lavé les dents). L’idéal est de choisir des actions ayant le même thème et le même lieu géographique. Ca ne serait pas le cas si vous cherchiez à vous passer du fil dentaire après avoir suspendu votre manteau. Ça sera le cas si vous le faites après vous être lavé les dents. Vous aurez peut-être besoin de modifier votre ancre si vous vous rendez compte que votre nouvelle routine ne suit pas naturellement, et ce n’est pas grave.
    • Vous devez pouvoir compter sur votre ancre. Choisissez quelque chose que vous faites tout le temps (vous laver les dents, aller aux toilettes, etc.)
    • Votre ancre doit être précise. Plutôt que de choisir un événement flou comme « après le dîner » ou « quand je me sens stressé », favorisez des ancres sans interprétation possible, comme « quand j’ouvre le lave-vaisselle » ou « quand je me ronge les ongles »
    • Votre ancre doit survenir à peu près aussi souvent que vous voulez faire votre routine. Si vous voulez que votre nouvelle habitude arrive une fois par jour, choisissez une ancre qui n’arrive qu’une fois. Si vous voulez que votre habitude se déroule 4 fois par jour… vous saisissez le topo.
  7. Choisissez une routine très spécifique
  8. Vous devez être sûr de la routine que vous allez dérouler, pour pouvoir la dérouler dans votre esprit. Cela vous permettra deux choses :

    1. de la répéter plusieurs fois, pour la consolider plus rapidement
    2. de ne pas avoir à décider de votre action au moment où vous devez la faire

    Par exemple, plutôt que d’écrire « Après avoir fait le lit, je m’occupe de chien », vous écrirez « Après avoir fait le lit, je mets la laisse du chien »

  9. Célébrez votre réussite à chaque fois que vous faites la routine
  10. C’est ce qui vous permettra de rendre votre nouveau comportement automatique. En célébrant le fait d’avoir fait la routine, vous déclenchez des émotions positives dans votre cerveau, juste après avoir fait votre comportement. Rappelez-vous de la définition des habitudes. Nous cherchons ici à créer une récompense, qui vous permettra de faire de boucler la boucle, et de faire de votre routine une habitude.

    Selon BJ Fogg, la plupart des gens a du mal à faire une célébration après avoir exécuté une routine. C’est mon cas; je me sens particulièrement bête quand je le fais. Pourtant, c’est indispensable.

    Voilà quelques suggestions de célébrations. Choisissez celles qui vous conviennent le mieux (faites aussi en fonction de la routine que vous voulez mettre en place), et n’hésitez pas à les combiner :

    • Faites un mouvement, une seule fois (tapez dans vos mains, levez le pouce en l’air, faites le V de la victoire, etc.)
    • Faites une série de mouvements (faites une petite danse, applaudissez, etc.)
    • Dites un mot ou une phrase, à haute voix (génial ! bravo, moi !, victoire !, etc.)
    • Dites-vous un mot ou une phrase, dans votre tête (voilà ! ça c’est fait ! etc.)
    • Chantez une phrase de chanson à haute voix (« Hey now, you’re a rock star… »)
    • Chantez une phrase de chanson dans votre tête (« Good morning sunshine… »)
    • Faites une onomatopée à haute voix (« va va voooom » « et paf ! », etc.)
    • Imaginez un effet sonore ou une musique (une foule qui vous acclame, etc.)
    • Imaginez une lumière intérieure qui vous fait vous élever (difficile pour la plupart des gens)
    • Souriez, riez : prenez l’air heureux (et soyez-le tant que vous y êtes)

    Vous pouvez les combiner, par exemple, en vous exclamant « victoire ! » et en faisant le signe de la victoire.

L’idée, avec la méthode des « petites habitudes » est de déclencher un effet boule de neige. En réussissant plusieurs petites étapes, nous prenons confiance en nous, et nous avons la sensation de pouvoir réussir des objectifs plus importants. En outre, selon BJ Fogg, les « petites habitudes » ont tendance à croître naturellement, jusqu’à atteindre leur taille optimale.

C’est là le secret de la méthode de BJ Fogg : comme notre cerveau ne sait pas distinguer les grands succès des petites victoires, nous pouvons le « tromper », et de lui donner envie d’avancer en réussissant de toutes petites étapes.

C’est le contraire des approches de certains experts, qui vous poussent à faire des changements radicaux, comme modifier toute votre alimentation d’un coup.

Dans une interview publiée sur le site Success Magazine, BJ Fogg déclare :

Si vous placez quelqu’un sur un chemin et qu’il y a des chances qu’il ne réussisse pas, ou que vous vous persuadez que vous devez courir deux heures par jour quoi qu’il arrive, alors vous créez toutes les conditions d’échec. Et quand vous échouez, ce n’est pas un événement neutre ; vous en sortez en moins bonne condition qu’avant de commencer. C’est un des problèmes de notre culture : nous voulons aller trop loin, trop vite. Nous devons arrêter de jouer le tout pour le tout – je donne tout, et si j’échoue, j’arrête tout.

Cela devrait répondre à de nombreuses questions ! On me demande souvent s’il vaut mieux commencer le régime anti candida de façon stricte ou plutôt y aller progressivement. Avant de participer aux ateliers de BJ Fogg, j’avais tendance à dire qu’il valait mieux y aller d’un coup, pour avoir le plus de résultats possibles. Aujourd’hui, je recommande plutôt de maximiser le ratio résultats/efforts, en faisant le régime étape par étape.

Par exemple, dans la logique des « petites habitudes », vous devriez mettre en place votre régime anti candida progressivement :

  • Commencez par supprimer le gluten et le lactose, ce que les experts de la santé recommandent souvent, même aux personnes en pleine santé. Une fois que c’est fait, mesurez les résultats obtenus, et célébrez vos victoires. N’hésitez pas à prendre l’habitude de cuisiner de cette façon, apprenez à manger à l’extérieur, apprenez à faire des soirées en respectant cette restriction, etc. Certains d’entre-nous mettent des années à s’y habituer.
  • Une fois que vous maîtrisez cette élimination, passez au sucre ! Commencez par tous les produits industriels sucrés, puis passez aux céréales raffinés, et terminez pas les fruits. A chaque fois, prenez le temps de vous y habituer, et notez bien vos résultats.
  • Vous n’avez toujours pas obtenu les résultats que vous vouliez ? Il est temps d’expérimenter dans d’autres directions. N’oubliez pas de vous faire suivre par un médecin, pour vérifier si vous n’avez pas par exemple des parasites à éliminer, des carences importantes (iode, vitamine D, etc.), une intoxication aux métaux lourds. En parallèle, vous avez la possibilité de tester d’autres régimes, pour trouver ce qui fait disparaître la plupart de vos symptômes. A partir de là, tous les experts ne sont pas d’accord. A vous de vous faire une opinion : régime paléo ? régime GS ? régime végétarien ? régime crudivore ? Comme d’habitude, notez vos résultats, et modifiez vos actions pour vous rapprocher encore et encore de vos objectifs

Quand nous observons les gens qui vont très loin dans leurs régimes (régime GS, régime kéto ou au régime frugivore, par exemple), vous vous rendez compte que ce sont des personnes qui ont l’habitude de modifier leur alimentation et d’écouter leur corps.

Si vous comptez suivre sans préparation un régime dans les mêmes conditions que ces personnes, vous allez droit dans le mur. Sans poser les bonnes bases, vous ne parviendrez pas au point où elles en sont. Vous vous découragerez avant.

Je sais que vous voulez guérir le plus vite possible, je suis passé par là – mais c’est primordial, si vous voulez réussir votre réforme alimentaire au long-terme, que vous preniez le temps de réussir.

Le prochain levier découle naturellement de ce que nous venons de voir. Nous allons utiliser l’effet boule de neige causé par la réussite de plusieurs petits changements pour avoir envie d’avancer.

Levier n°3 : Changer son image personnelle

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Si on en croit James Clear, un bloggeur américain expert en habitudes, si c’est si dur de nous tenir à de nouvelles habitudes, c’est que la plupart du temps, nous cherchons à atteindre un objectif lié à des résultats ou à un changement d’apparence, avant de nous être prouvés à nous-mêmes que nous avions l’identité de la personne que nous voulons devenir. Nous devrions faire l’inverse.
Le cœur du changement de comportement et de la construction de meilleures habitudes, c’est l’identité. Retenez bien ceci : chaque action que nous faisons, nous la faisons parce que nous avons la croyance fondamentale qu’elle est possible. Donc si vous changez votre identité (c’est-à-dire le type de personne que vous pensez être), alors vous changerez plus facilement vos actions.
La recette pour un succès au long-terme est donc la suivante :

  1. Décidez du type de personne que vous voulez être
  2. Prouvez-vous-le avez de petites victoires

Donc, si vous voulez changer et mettre en place de nouvelles habitudes santé, ne vous préoccupez pas des résultats, au départ.

C’est difficile, parce que sans résultats nous ne pouvons pas savoir si ce que nous faisons fonctionne ou pas, mais c’est indispensable, parce que sans ça nous ne pourrons pas progresser.
L’expérience montre que les objectifs fondés uniquement sur la « performance » (« je veux perdre ces 5 kilos que j’ai pris l’an dernier ») ou sur l’apparence (« je veux me débarrasser de ces cernes ») sont fragiles. Nous l’avons vu, les habitudes mettent en moyenne 66 jours à s’installer. Vous arriverez peut être à forcer et à mettre en place une action pendant 2 ou 3 semaines par la force de votre volonté, mais vous ne tiendrez pas plus longtemps. Vous abandonnerez, en vous disant que ça ne fonctionne pas.

Commencez par construire l’habitude. Les résultats viendront plus tard.

BJ Fogg dit sensiblement la même chose : quand nous réussissons un comportement santé, nous nous mettons à mettre en place d’autres comportement santé. BJ Fogg l’explique en partie par un effet domino, mais aussi par le fait qu’en mettant en place un nouveau comportement santé, nous changeons la façon dont nous nous voyons.

Par exemple, si vous réussissez à ne plus manger sucré le matin, vous vous donnez la preuve que vous êtes le type de personne qui prend soin de sa santé. Vous vous prouvez aussi que vous êtes le type de personne qui peut changer, et que vous pouvez mettre en œuvre de nouvelles habitudes positives dans votre vie. Grâce à ces preuves multiples, votre identité commence à changer.

Votre identité ne changera pas si vous lisez uniquement un article ou que vous regardez une vidéo. La clé, c’est que vous VOUS voyez réussir à adopter ces nouveaux comportements. Selon BJ Fogg, c’est la clé de la réussite pour adopter vos nouvelles habitudes.

Levier n°4 : La Règle de la Friction

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Une autre possibilité pour modifier nos habitudes, c’est de modifier notre environnement. On rajoute de la friction pour faire disparaitre nos mauvaises habitudes, et on en enlève pour faciliter la mise en place de nos habitudes santé. Plus vous serez capable de modifier votre environnement, plus vous pourrez modifier vos habitudes.

Cela dit, la plupart des gens ne peuvent pas modifier leur environnement (leur logement, leur travail et leurs collègues de bureau, leurs amis, etc.) de façon drastique, et surtout du jour au lendemain. Nous allons donc nous concentrer sur de petites modifications efficaces, en jouant sur la friction.

Cela fonctionne particulièrement bien pour des « habitudes faciles », ou à faible enjeu.

    1. Rajoutez de la friction à vos routines pour faire disparaître de mauvaises habitudes

Vous voulez arrêter de regarder la télé en rentrant du travail ? Débranchez-la pour que le fait de l’allumer vous demande de faire des efforts. Cela ne fonctionne toujours pas ? Rangez-la dans son carton. Le déclencheur de votre habitude aura disparu, et votre habitude aussi.
Vous voulez éviter de grignoter au travail ? Enlevez tout ce que vous pouvez grignoter de sous votre nez, et rangez-les dans votre tiroir ou dans une salle dédiée, où vous ne les verrez plus.

    1. Éliminez la friction de nouvelles routines pour prendre des habitudes santé

Vous voulez cuisiner plus souvent ? Mettez votre livre de cuisine préféré en évidence dans la cuisine. Il vous servira de déclencheur pour votre nouvelle habitude. Assurez-vous aussi d’avoir une cuisine bien équipée : moins de friction pour exécuter votre routine, c’est plus de chances que l’habitude s’installe.

Certaines études ont montré que le fait de jouer sur la friction ne fonctionnait pas quand les mauvaises habitudes étaient très ancrées. Pour celles-là, la solution est plutôt de mettre en œuvre un plan d’action différent quand le déclencheur de l’habitude apparait. Nous utiliserons la boucle des habitudes de Charles Duhigg.

Levier n°5 : La Boucle des Habitudes de Charles Duhigg

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Prenons un exemple d’habitude difficile à supprimer, comme celui que Duhigg nous donne dans Le pouvoir des habitudes : Changer un rien pour tout changer.

Mettons que vous avez une mauvaise habitude : celle de manger un cookie tous les après-midis, à la cafeteria de votre entreprise. Cette mauvaise habitude vous a fait prendre 4 kilos, et vous voulez vraiment vous en débarrasser.

Vous avez essayé de vous forcer à vous arrêter. Vous êtes même allé jusqu’à coller un post-it « Plus de cookies ! » sur l’écran de votre ordinateur. Mais tous les après-midis, vous vous débrouillez pour ignorer cette note, vous vous levez, vous vous dirigez vers la cafeteria, vous achetez un cookie, et vous le mangez à côté du distributeur, tout en parlant avec vos collègues de bureau.

Ça fait du bien, et ça vous fait culpabiliser en même temps. Demain, vous vous promettez, ce sera différent. Demain vous aurez la volonté suffisante pour ne pas acheter de cookie.
Mais le lendemain, votre habitude a encore gagné. Vous avez mangé un autre cookie. Comme le dirait Brian Wansink, vous avez succombé à la tyrannie du moment.

Comment faites-vous pour gagner face à cette habitude, alors que vous avez l’impression que vous n’y parviendrez jamais ? Le problème, c’est que vous ne savez pas par où commencer. C’est à ce moment-là que le levier n°5 va se révéler précieux.

Le simple fait d’identifier les déclencheurs, les séries d’actions et les récompenses liées à vos habitudes peut vous permettre de les modifier.

Le problème, c’est que ce n’est pas si facile que ça. Nous avons tous de multiples habitudes et, pour la même habitude, chaque personne a un déclencheur personnel, et une récompense spécifique.

En fait, il y a tellement de déclencheurs, de routines et de récompenses qu’il est quasiment impossible de donner une recette qui fonctionne pour tout le monde.

Charles Duhigg a donc conçu un système qui utilise les points communs à toutes les habitudes : elles sont composées d’un déclencheur, d’une routine et d’une récompense.

Son approche, en 4 étapes, est la suivante :

  1. Identifiez la routine à modifier
  2. Expérimentez plusieurs récompenses
  3. Isolez le déclencheur de la routine
  4. Mettez en place un plan pour modifier la routine

Plus les habitudes sont complexes et ancrées, et plus elles demanderont du temps et un travail d’analyse.

Si vous voulez modifier une de vos habitudes, la première étape est d’identifier les composants de sa boucle. Ensuite, vous pourrez remplacer les comportements qui vous gênent par de nouveaux.

Étape 1 : Identifiez la routine

Dans cette histoire de cookie, comme pour la plupart des habitudes, la routine est l’aspect le plus évident de l’habitude : c’est le comportement que vous voulez changer. La routine, dans notre cas, est la suivante :

  • Vous vous levez de votre bureau dans l’après-midi
  • Vous marchez jusqu’à la cafeteria
  • Vous achetez un cookie
  • Vous mangez votre cookie pendant que vous parlez à vos amis

C’est donc ce que vous mettez dans votre boucle.
Maintenant, nous allons nous poser des questions un peu moins évidentes :

  • Quel est le déclencheur de cette routine ?
    • La faim ?
    • L’ennui ?
    • Un faible taux de sucre dans le sang ?
    • Le fait que vous ayez besoin d’une pause avant de commencer d’autres tâches ?
  • Quelle est la récompense de cette routine ?
    • Le cookie en lui-même ?
    • Le changement de décor ?
    • La socialisation avec vos collègues ?
    • Ou le boost d’énergie qui vient de l’apport de sucre ?

Pour déterminer cela, nous allons devoir mener une expérimentation.

Étape 2 : Expérimentez plusieurs récompenses

Les récompenses sont puissantes parce qu’elles satisfont des envies irrépressibles. Mais nous ne sommes souvent pas conscients des envies qui dirigent nos comportements. Ces dernières sont évidentes une fois que nous les avons identifiées, mais difficile à pointer du doigt quand nous les subissons.

Pour déterminer quelles envies entrainent les habitudes que vous essayez de modifier, c’est utile d’expérimenter avec plusieurs récompenses. Pour des habitudes complexes, cela prendra probablement plusieurs jours, une semaine, ou plus longtemps. Pendant cette période, ne vous sentez pas pressé par le temps, ou obligé de faire un vrai changement. Imaginez-vous comme un scientifique récoltant des données pour une expérience.

Le premier jour de votre expérience, quand vous aurez envie d’aller à la cafeteria et de prendre un cookie, modifiez votre routine pour qu’elle vous apporte une autre récompense. Allez faire un tour dehors, par exemple autour du bâtiment dans lequel se trouve votre bureau, et retournez travaillez sans manger quoi que ce soit. Le jour d’après, achetez une barre chocolatée ou des biscuits, et mangez-les à votre bureau. Le suivant, allez dans le bureau d’un collègue, et discutez puis retournez travailler. Le dernier, achetez une pomme, et mangez-la en discutant avec vos collègues à la cafeteria. Vous comprenez le principe. Ce qui compte, c’est d’expérimenter plusieurs récompenses pour déterminer quelle envie dirige votre routine. Est-ce :

  • Le cookie ?
  • Un break de votre travail ? Dans ce cas, faire un tour dehors devrait suffire
  • La faim ? Dans ce cas, la pomme devrait suffire
  • Un boost d’énergie ? Dans ce cas, un café devrait suffire

Pour savoir si vous avez identifié l’envie, il y a une technique en 2 étapes. Après votre expérimentation, écrivez les 3 premières choses qui vous viennent à l’esprit (émotions, pensées, etc.). Mettez ensuite une alarme pour dans les 15 prochaines minutes. Quand l’alarme sonnera, posez-vous la question suivante : avez-vous toujours envie de ce cookie ? Si ce n’est pas le cas, c’est que vous avez bien répondu à votre envie. Si c’est toujours le cas, c’est raté pour cette fois. Les 3 choses que vous avez notées vous aideront ensuite à déterminer ce qui a manqué ou ce qui vous a permis de calmer votre envie.

Une fois que vous aurez identifié la routine et la récompense, il reste à identifier le déclencheur.

Étape 3 : Isolez le déclencheur

C’est difficile d’identifier les déclencheurs de nos habitudes. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes bombardés d’informations quand notre routine se déclenche. Difficile, alors, d’isoler le déclencheur parmi tout ce bruit. Quand vous êtes en voiture, qu’est-ce qui vous fait tourner à gauche au virage qui vous permet de rentrer chez vous ? Un arbre en particulier ? Un panneau ? Difficile à dire n’est-ce pas ?
Pour identifier les déclencheurs de nos habitudes, nous allons utiliser la technique mise au point par un psychologue de l’University of Western Ontario, dont parle Charles Duhigg dans son livre.

La clé est de surveiller certains aspects de l’environnement et de notre comportement de façon à identifier des séquences qui se répètent. Les recherches ont en effet montré que les déclencheurs faisaient le plus souvent partie des 5 catégories suivantes :

  1. Le lieu
  2. Le moment de la journée (ou de la nuit)
  3. Notre état émotionnel
  4. Personnes présentes
  5. Ce qui précède immédiatement l’action

Donc si, comme Duhigg, vous cherchez à déterminer le déclencheur de l’habitude « aller à la cafeteria pour acheter un cookie », vous écrirez quelque chose pour chacune de ces catégories, au moment où l’envie arrive. Voilà ses notes, prises au moment où il cherchait à se débarrasser de l’habitude :

Jour 1 :

  • Où vous trouvez-vous ? Assis à mon bureau
  • Quelle heure est-il ? 15h36
  • Quel est votre état émotionnel ? Je me sens lassé
  • Qui y a-t-il autour ? Personne
  • Quelle action précédait l’envie ? J’ai répondu à un email

Jour 2 :

  • Où vous trouvez-vous ? Je reviens de la salle de photocopie
  • Quelle heure est-il ? 15h18
  • Quel est votre état émotionnel ? Je suis de bonne humeur
  • Qui y-t-il autour ? Véronique du département compta
  • Quelle action précédait l’envie ? J’ai fait une photocopie

Jour 3 :

  • Où vous trouvez-vous ? En salle de conférence
  • Quelle heure est-il ? 15h41
  • Quel est votre état émotionnel ? Je suis fatigué, et enthousiasmé par le projet sur lequel je travaille
  • Qui y-t-il autour ? Toute l’équipe
  • Quelle action précédait l’envie ? Je suis assis à la table de conférence

Au bout de 3 jours, les données que Duhigg a récoltées lui ont permises de déterminer que le déclencheur était qu’il avait envie de grignoter à un certain moment de la journée, autour de 15h30.

Étape 4 : Mettez en place un plan

Maintenant que vous avez identifié la boucle de votre habitude, vous pouvez commencer à modifier votre comportement. Vous pouvez changer cette habitude en planifiant une routine qui démarrerait grâce au déclencheur, et qui vous donnerait la récompense que vous cherchez. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un plan.

Vous avez l’impression que ça ne sera pas efficace ? Rappelez-vous que les habitudes sont des choix que nous faisons à un moment, des choix auxquels nous ne pensons plus au bout d’un moment, mais que nous continuons à faire encore et encore.

Il suffit donc de recommencer à faire des choix, et le meilleur moyen pour y parvenir, selon Duhigg, c’est mettre un plan en place.

Prenons l’exemple de Duhigg et de son habitude de manger un cookie. Il a découvert que le déclencheur était un moment : autour de 15h30. La récompense dont il avait besoin n’était pas vraiment le cookie en lui-même mais plutôt un moment de distraction et une opportunité de socialisation.

Il a donc écrit un plan :

À 15h30, tous les jours, je me lève pour aller voir un ami à son bureau et discuter

Pour être sûr de penser à son plan, il a mis en place une alarme à 15h30, tous les jours.

Ça n’a pas fonctionné tout de suite. Certains jours, il était trop occupé autour de 15h30 et il a ignoré l’alarme, ce qui l’a fait déraper à nouveau. D’autres fois, aller voir un ami à son bureau paraissait trop difficile. C’était plus simple d’aller chercher un cookie. Cependant, la plupart du temps, quand l’alarme se déclenchait, il se forçait à se lever et à aller parler à un ami pendant 10 minutes. Quand il y parvenait, à la fin de la journée de travail, il se sentait mieux.

Au bout d’un moment, cette nouvelle routine est devenue une habitude. Plus besoin d’alarme. Il n’y pensait d’ailleurs même plus. C’était automatique.

Évidemment, certaines habitudes seront difficiles à modifier. Mais ce système vous aidera à avancer. Une fois que vous comprenez comment une habitude est construite, que vous identifiez le déclencheur, la routine et la récompense, vous gagnez du pouvoir sur elle.

Par exemple, si vous avez l’habitude de manger un pot de glace tout entier (la série d’actions) à chaque fois que vous regardez votre série télé préférée (le déclencheur), essayez de manger un aliment autorisé, par exemple un encas que vous aurez préparé pendant le week-end, et regardez si votre envie de glace s’est calmée. Si c’est le cas, c’est que vous avez obtenu la bonne récompense avec votre encas, la même que si vous aviez mangé une glace.

Pour que le « contre-conditionnement » fonctionne, il faut que vous vous donniez des instructions claires pour réaliser l’action. Dans notre exemple, pour que ça fonctionne, vous devrez écrire un post it à côté de la télé qui dit « À chaque fois que j’allume la télévision pour regarder telle série, à 21h, je me sers un des snacks que j’ai préparé à cet effet ». Évidemment, cela ne fonctionnera que si vous avez identifié la bonne récompense.

Levier n°6 : la Triple Checklist pour mettre en place la bonne dose de changement

checklist

Cette checklist est inspirée de Mindless Eating : Why We Eat More Than We Think. Je l’ai modifiée pour que les intitules des habitudes correspondent aux recommandations qu’on trouve dans The Habit Loop. Les habitudes correspondantes seront donc plus faciles à mettre en œuvre.

Quand j’ai commencé à creuser le sujet de la modification des habitudes, je suis tombé sur des recommandations assez différentes. Certains experts disent qu’il ne faut pas modifier plus d’une habitude par mois, alors que d’autres sont un peu plus permissifs.

J’ai trouvé que modifier 3 paramètres d’un coup était raisonnable. En effet, on n’en change pas 10 donc c’est facile de s’en rappeler, et puis ça permet aussi de faire des progrès rapidement, ce qui ne serait pas le cas si nous nous limitions à un seul changement. En lisant le blog de BJ Fogg, je me suis d’ailleurs rendu compte qu’il faisait la même recommandation.

À vous de voir ce qui vous va le mieux. Si vous cherchez à modifier d’autres habitudes en même temps, comme votre programme d’exercice, peut-être que vous feriez mieux d’en limiter le nombre.

Je vous conseille d’essayer 3 changements pendant le premier mois, et de réduire ou d’augmenter le nombre de changements en fonction du « total » que vous obtenez. Si le Total est en dessous de 15/30 pour un des 3 paramètres, alors vous avez peut-être été un peu trop ambitieux (ou vous avez mal défini votre nouvelle habitude).

Votre Triple Checklist pourrait par exemple ressembler à ça :

 

Les 3 actions qui sont écrites dans la checklists ne le sont qu’à titre indicatif. Elles doivent correspondre à votre propre situation et être adaptées à vos habitudes actuelles.

Si vous ne savez pas quelles nouvelles habitudes mettre en place, partez de vos habitudes à améliorer, et trouvez un moyen de les modifier en respectant si possible les recommandations dont nous avons parlé précédemment :

  1. Déterminez la « récompense » que ces habitudes vous permettent d’obtenir par essai et erreur.
  2. Liez votre nouvelle habitude au même déclencheur, si possible, ou à une des habitudes pilier que vous avez identifiée dans le tableau de tri

Levier n°7 : Les scénarios rédigés

boule-cristal

Vous comme moi ne pouvons pas prévoir l’avenir. Enfin, vous êtes peut être l’héritière d’une lignée très ancienne de voyantes, mais j’ai des doutes.

Par contre, ce que nous pouvons faire, c’est envisager plusieurs scénarios, et prévoir des processus pour chacun d’entre eux.

Quel intérêt ? Ne pas rester bloqué et ne pas prendre de décision stupide, quand nous devons nous décider rapidement ou que notre volonté est au plus bas.

Ce travail peut sembler un peu lourd, mais je me suis aperçu qu’il était terriblement efficace. Certains d’entre vous liront probablement cette section rapidement, sans prendre le temps de faire ce travail de planification. C’est une erreur. En y consacrant une heure maintenant, vous gagnerez énormément de temps et d’énergie pour la suite.

En réalité, c’est un travail un peu analogue au tableau de tri des habitudes. Sauf que cette fois, nous travaillons sur des situations moins probables, que nous avons intérêt à anticiper. Le tableau de tri est suffisant pour les habitudes récurrentes, mais moins pour ce type de situation.

Comment faire ?

Nous allons, comme pour la création du menu et de la liste de courses, décider de la marche à suivre pour chacun de ces scénarios alors que notre volonté est au maximum et que nous ne sommes pas pris par le temps.

Une fois que les processus seront définis pour chacun des scénarios, nous aurons tout le loisir de les travailler, en répétant par exemple les recettes, pour qu’ils deviennent automatiques. Cela nous permettra de nous rapprocher le plus possible d’une vie normale, une vie où nous ne nous poserons plus 1000 questions au quotidien.

Quels scénarios choisir ?

Nous allons prendre un scénario d’exemple pour trois situations majeures. Ce sera ensuite à vous de définir les scénarios restants, en fonction de la vie que vous menez.

L’idée est simple : vous devez envisager tout ce qui se passe avant ou après les situations dans lesquelles vous devez manger, et identifier des actions pour vous aider à tenir votre réforme alimentaire en toutes circonstances.

Concrètement, ça veut dire que vous imaginez un repas, vous listez toutes les raisons qui pourraient vous pousser à faire un écart, et vous mettez en place un plan pour que ces raisons n’en soient plus.

Situation 1 : quotidien « routinier » : métro boulot dodo

Par exemple : « après le travail, je sors tard du sport et je rentre chez moi pour manger. »

Qu’est-ce qui pourrait me pousser à faire des écarts ?

  1. Je suis affamé, il faut que je mange rapidement
  2. Je suis fatigué, je n’ai pas la patience de préparer la cuisine, de découper les aliments et d’attendre que le repas cuise
  3. J’ai très faim, j’ai besoin de beaucoup de glucides

Actions correctives :

  1. À chaque fois que je prépare mon sac pour aller au sport, j’y ajoute un sachet contenant 5 amandes (si je n’y suis pas intolérant) que je mange sur le trajet du retour (10 amandes par heure, maximum). À ajouter à la liste de courses : un sachet d’amandes.
  2. Normalement, mon menu est prêt est j’ai fait les courses. Soit je choisis pour les soirs de sport un menu qui se prépare très rapidement et qui demande peu de vaisselle (modifier le menu en conséquence), soit j’ai tout préparé et je n’ai plus qu’à réchauffer. Attention, comme je n’ai pas la patience de cuisiner, je n’ai pas envie de m’occuper du repas du lendemain midi. Il faudra qu’il soit prêt.
  3. Je dois prévoir à l’avance les portions que j’intègre dans le repas. Les légumes sont illimités (il faut juste que je m’assure que j’en aurai assez pour le reste de la semaine) mais je dois limiter les quantités de glucides. Dans le cas contraire, je pourrais avoir des symptômes. Encore un argument pour cuisiner à l’avance, ou au moins préparer les quantités que je cuisinerai. Mon menu hebdomadaire doit donc préciser les quantités, et je dois m’y tenir.

Situation 2 : en sortie ou en vacances

Par exemple : « je pars en week-end chez des amis »

Qu’est-ce qui pourrait me faire faire des écarts ?

  1. Le fait que mes amis ne soient pas au courant de mes restrictions alimentaires
  2. Le fait que je n’ose pas sortir du lot et que je me force à manger comme tout le monde
  3. Le fait que je me laisse aller en me disant que « ça ira pour cette fois »
  4. Nous n’avons pas le temps de cuisiner, et nous allons donc acheter à manger dans une sandwicherie ou un supermarché

Actions correctives :

  1. Je prépare un texte sur papier pour leur en parler. J’anticipe leurs questions. Je vais probablement leur dire que j’ai des intolérances au gluten et au lactose. Ils me demanderont probablement pourquoi et qu’est-ce que ça fait. Je leur répondrai qu’il n’y a pas de raison particulière, que c’est probablement génétique (à vous d’adapter la réponse en fonction de vos amis et de ce que vous voulez dire), et que ça me fatigue énormément et que ça me donne mal au ventre. Ça peut aussi me faire vomir si j’en mange pendant plusieurs jours d’affilée.
  2. Pour ça le petit texte que j’ai préparé devrait suffire. Si je n’ose pas en parler, alors c’est que je n’ai pas suffisamment imaginé les conséquences de mes écarts auraient sur moi. Je dois donc me visualiser dans l’état le pire dans lequel les aliments peuvent me mettre, et m’imaginer incapable de faire toutes les activités que nous avions prévues. Cela devrait suffire à me motiver pour leur en parler.
  3. Imaginer les symptômes suffira. Dans le cas contraire, je peux aussi utiliser la procédure qui m’aide à ne pas sortir des rails (nous en parlerons dans la suite de l’article).
  4. Il faut soit que j’amène un plat tout préparé, ce qui n’est pas pratique, soit que je sache ce que je peux acheter dans les supermarchés ou dans les sandwicheries. Dans un supermarché, je peux toujours acheter des légumes comme des tomates que je croquerai, des carottes râpées en vérifiant bien les ingrédients, ou toute salade de légumes sans ingrédients interdits. A ça je peux ajouter du jambon, par exemple. Et pour terminer le repas je peux m’acheter un sachet de noix de mon choix, avec un peu de chocolat noir. Dans la sandwicherie, je peux leur dire que je suis intolérant au gluten et au lactose, et leur demander de me faire une assiette avec les ingrédients de mon choix. Leur prix sera le mien.

Situation 3 : en déplacement professionnel

Par exemple : « je pars chez un client / dans une filiale / dans un autre service. Je loge à l’hôtel ou je n’y suis que pour une journée. »

Qu’est-ce qui pourrait me faire faire des écarts ?

  1. Les repas à l’hôtel contiennent des sauces que je ne peux pas manger
  2. Le petit déjeuner de l’hôtel est exclusivement sucré
  3. À midi, la cantine du client ne propose que peu de plats
  4. À midi, je vais au restaurant avec mon client

Actions correctives :

  1. Comme quand je vais au restaurant, je choisis les plats les moins risqués, à savoir des viandes ou des poissons avec des légumes verts. Je demande les sauces à part. Pour aller encore plus loin, et si je ne me sens pas mal à l’aise, je précise au serveur que je suis intolérant au gluten et au lactose.
  2. À la réception de l’hôtel, je demande de quoi est composé le petit déjeuner. Si rien ne me permet de manger (comme une omelette, par exemple), alors j’anticipe et je vais manger mon petit déjeuner ailleurs. Je peux aussi prévoir ça avant le déplacement et amener quelques avocats dans ma valise, avec une minuscule bouteille d’huile d’olive, pour tenir toute la matinée. Je les mangerai dans ma chambre, donc il me faudra un couteau et une cuiller. Comme ça, je pourrai me contenter d’un thé lors du petit déjeuner de l’hôtel.
  3. Je fais comme pour le point 1.
  4. Idem.

Un aspect important des scénarios c’est qu’ils ne sont pas figés.

C’est à vous de les améliorer progressivement. Si vous avez rencontré une situation inédite, ajoutez-la à la liste et écrivez la réponse idéale. Si vous vous apercevez qu’une des réponses n’est pas adaptée ou qu’elle est incomplète, modifiez-la. La clé c’est que les scénarios vous soient vraiment utiles, à vous.

Le moment est venu de modifier vos habitudes pour réussir votre réforme alimentaire !

Pour vous faciliter la vie et m’assurer que vous appliquerez bien toutes ces recommandations, je vous ai distillé l’essentiel dans un PDF à télécharger.

J’y ai incorporé un BONUS : des suggestions d’habitudes pour éviter les pièges principaux de toute réforme alimentaire.

Cliquez ici pour accéder au PDF :

Télécharger le guide PDF pour appliquer facilement les 7 leviers et obtenir mon BONUS.

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Les Difficultés de la Santé Publique avec les Maladies Chroniques comme la Candidose

Image des accessoires d'un médecin

Face à la candidose et ses symptômes, nous nous sentons seuls.

Pourquoi ?

  • Parce que les médecins considèrent souvent que nos symptômes sont mineurs, ou carrément inexistants. Ils disent quand on leur en parle que « c’est rien ça, ça arrive », « ça va passer », que « c’est le stress », que « c’est psychologique » ou encore (attendez le meilleur arrive) qu' »on ne peut rien faire ».
  • Parce que nos proches ne comprennent pas pourquoi nous nous traînons autant, ou que nous ne pouvons pas manger tel ou tel aliment. Surtout que nous avons tendance à changer notre régime alimentaire régulièrement, et notamment au début, quand nous nous apercevons que nous nous étions trompés sur une approche du régime

Mais il y a une autre raison.

Je suis tombé récemment sur un article écrit par Gérard Dubois, membre de l’Académie Nationale de Médecine, où il est président de la Commission Addictions, Vivre plus longtemps mais moins bien : l’épidémie de maladies chroniques dans les pays riches.

Dans cet article, Dubois explique que le problème avec les maladies chroniques, c’est qu’elles sont essentiellement causées par l’Homme lui-même.

Il faut remarquer que les causes principales des [maladies chroniques] sont surtout des produits industriels (tabac, alcool, aliments transformés), donc fabriqués, promus et vendus par l’homme, d’où la notion de pandémies industrielles.

C’est l’Homme qui entraîne l’apparition de maladies chroniques – dont la candidose – chez d’autres hommes, voire chez lui-même, sans qu’il ne s’en rende compte.

Pourquoi ce pendant pour l’autodestruction ? Parce que les intérêts économiques et financiers sont en jeu.

Les causes de [maladies chroniques] se caractérisent par des marchés mondiaux, des intérêts économiques et financiers puissants qui peuvent peser par leur capacité publicitaire et de promotion, leurs pratiques intenses de lobbying, voire d’intimidation. Les mesures de santé publiques doivent alors souvent être prises dans un contexte contraire, voire hostile.

Dans le cas de la candidose, c’est bien le cas. Les facteurs qui favorisent la candidose sont les suivants :

  • Le régime alimentaire
  • Les antibiotiques
  • Le stress
  • La pilule contraceptive
  • Le diabète
  • Les produits chimiques dans l’eau que nous buvons
  • Le mercure contenu dans les amalgames dentaires
  • Les variations de pH dans l’organisme

Même si certains de ces facteurs sont des médicaments ou d’autres maladies chroniques, nous nous rendons bien compte que tous sont liés à l’activité humaine, et qu’il sera donc difficile d’y remédier. Selon les mots de Dubois,

la santé publique moderne demande à allier des modalités d’action scientifiques, économiques, médiatiques, juridiques, politiques et diplomatiques. Elles sont bien différentes de l’action de santé publique face aux maladies infectieuses, ce qui explique une évolution laborieuse des modalités de décision et de gestion des pouvoirs publics.

Pour faire avancer la santé publique, Dubois recommande « de recourir au débat public, à la prise à témoin du public et au recours à son opinion. »

C’est important. Mais pour nous qui souffrons de candidose, ce n’est ni suffisant, ni assez rapide.

En attendant les avancées de la santé publique sur ces sujets, il faut agir à notre niveau :

  1. individuel en changeant notre façon de consommer (en changement notre régime alimentaire, par exemple)
  2. et en nous associant en communautés pour nous soutenir les uns les autres (par exemple via le forum)

L’action publique est bienvenue, mais nous ne pouvons pas nous reposer uniquement sur elle. Quand elle commet des erreurs, elle met trop de temps à s’en rendre compte, et c’est la santé des individus qui trinque.

Lancement d’un Programme pour Réussir le Régime Anti Candida

Bonjour à tous !

Cela fait longtemps que je n’ai pas posté ici. L’année 2014 démarre, et j’en profite pour faire un bilan du blog et vous proposer un nouveau projet.

Après avoir lu et chroniqué plusieurs livres traitant de candidose, je ne savais plus vraiment quel angle adopter dans mes articles.
Je ne voulais pas écrire pour écrire, et au final cela fait longtemps que je n’ai plus rien publié.

Pendant cette période, j’ai lu de nombreux livres traitant d’autres maladies chroniques et de la nutrition en général, et ça m’a permis d’élargir ma compréhension de la candidose et des moyens d’en venir à bout.

J’ai aussi continué à expérimenter le régime, à faire des écarts consciemment pour voir ce qui se passait, et à tester des compléments. Dans le même temps, je recevais énormément de questions auxquelles j’ai tâché de répondre du mieux possible, et qui m’ont faites prendre conscience des limites des guides pour guérir du Candida disponibles en librairie et sur Internet.

En fait, j’ai pu lister un certain nombre de points qui sont mal traités, ou pas du tout par les experts en candidose aujourd’hui :

  1. Le fait de ne pas savoir quoi faire à manger et où acheter ses aliments
  2. La peur des carences et de ne faire que perdre du poids
  3. La difficulté à ne pas faire d’écart, à rester motivé et à tenir au long-terme
  4. La peur de ne plus pouvoir se faire plaisir en mangeant
  5. Le risque d’isolement social et la difficulté à justifier le régime à ses proches
  6. La difficulté à faire rentrer le régime dans une vie de famille

Et puis les guides qu’on trouve dans le commerce sont soit majoritairement tirés d’une expérience personnelle, ce qui les rend difficiles à adapter, soit trop remplis de jargon médical, et donc peu accessibles à la plupart d’entre-nous.

Je suis en train de le construire, et j’aimerais le faire uniquement avec des personnes qui ressentent le besoin d’être accompagné sur ces sujets.
Comme je veux que le programme soit de la meilleure qualité possible, je pense que les places seront limitées.

Si vous avez besoin d’accompagnement que vous voulez en savoir plus, c’est par ici :
http://www.regime-anti-candida.fr/blog/landing/programme-reussir-regime/

Amicalement,
Max

Chronique : Je Me Sens Mal Mais Je Ne Sais Pas Pourquoi… ! De Philippe-Gaston Besson

Le but de cet article est de vous donner une idée de ce que contient le livre de Philippe-Gaston Besson : Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi… !, et d’ouvrir sur certaines idées intéressantes.

Parce qu’il met en avant les traitements isopathiques (préparés selon la méthode homéopathique) et qu’il est écrit suivant une rigueur médicale intéressante, le livre de Philippe-Gaston Besson est un excellent complément au livre de Valérie Legros, et aux différents articles de ce blog.

Approche générale de l’ouvrage

Nous devons arrêter de penser selon la logique des petites pilules qui guérissent, et prendre les habitudes nécessaires pour guérir et être en pleine santé. Nous devons changer d’habitudes, et notamment alimentaires, pour guérir. Le Dr. Besson parle notamment de « correction alimentaire ».

Il faut arrêter de remettre notre santé toute entière au système médical de notre pays, d’une part parce qu’il ne peut pas tout gérer correctement, et d’autre part parce qu’il ne fait pas nécessairement les meilleurs choix pour les individus-il est prévu pour gérer la santé de la société toute entière.

Notre santé ne doit plus seulement nous préoccuper quand nous sommes malades. Nous avons un travail de long-terme à mener pour être en pleine possession de nos moyens.

Aspects intéressants de « Je Me Sens Mal Mais Je Ne Sais Pas Pourquoi »

Quatre points m’ont parus particulièrement intéressants par rapport à ce que j’avais pu lire dans d’autres ouvrages.

  1. Le Candida peut être responsable de prises de poids importantes, et de la difficulté qu’ont certaines femmes à perdre du poids, malgré des régimes à répétition. C’est un domaine que le Dr. Besson a particulièrement étudié. Les personnes qui souffrent de surcharge pondérale ont souvent une glycémie perturbée, ce qui les pousse à grignoter des sucreries entre les repas. Le Candida s’en nourrit, et croît, notamment dans les intestins. Les toxines qu’il produit aggravent la dépendance au sucre, et le malade entre dans le cercle vicieux de la candidose. Le Candida accentue ainsi les déséquilibres glycémiques, et il devient de plus en plus difficile au malade de perdre du poids (à cause, notamment, de violentes crises de boulimie)
  2. Le Candida albicans peut être responsable de la rétention d’eau. Lorsqu’il atteint le mésenchyme, il y cause un état d’alerte permanent, qui perturbe le fonctionnement de ce dernier. Le mésenchyme devient alors un « mésenchyme éponge », qui gère retient l’eau. Certains malades grossissent ainsi de quelques kilos sans manger ni boire. Ils captent l’eau par le simple fait de respirer un air chargé en humidité ! Et cela pourrait expliquer le fait que certaines personnes voient les symptômes de leur candidose accentués, les jours humides, ou dans des lieux humides.
  3. Besson souligne l’importance des traitements locaux pour traiter les infections locales, plus, que Leon Chaitow, qui insiste sur les traitements généraux pour guérir ce type de pathologie. Cette approche a des aspects positifs : réussir à guérir des symptômes locaux très dérangeants peut faire beaucoup de bien aux malades, et des aspects négatifs : si une personne parvient à guérir le symptôme local qu’elle trainait depuis longtemps, elle risque d’être moins encline à suivre le régime anti-candida rigoureux, primordiale pour remettre le Candida albicans sous contrôle.
  4. L’importance donnée aux traitements isopathiques. Même si Simon Martin, dans son livre Vaincre la Candidose, a une approche holistique plutôt portée sur les médecines alternatives (ce qui est aussi le cas de Valérie Legros), je n’ai pas encore lu d’auteur qui recommande les traitements isopathiques / homéopathiques comme fondation du programme anti-candida.

L’aspect opérationnel de l’ouvrage

Il manque un système de traitement de la candidose étape par étapes, comme on en trouve chez Leon Chaitow, qui explique comment mettre en place le programme anti-candida.

Besson a l’approche rigoureuse d’un médecin mais il se donne aussi le confort du médecin qui n’a pas tout à expliquer à son patient. Il prend certes le parti de faire comprendre la candidose dans des termes scientifiques au grand public, mais il ne donne pas les moyens à ce dernier de commencer à changer ses habitudes.

De fait, le Dr. Besson nous fournit des listes de tests, d’aliments autorisés ou interdits, d’antifongiques et de traitements, mais je doute qu’il soit possible de mettre en place un programme anti-candida avec ce seul livre. Phillippe-Gaston Besson ne propose pas d’outil de suivi des symptômes, comme le tableau score symptômes proposé par Leon Chaitow.

Peut-être que le Dr.Besson veut éviter que les malades entrent dans une logique d’automédication et qu’ils fassent des erreurs. C’est louable, mais il est en notre devoir de prendre certains aspects de notre santé en main, comme notre alimentation. Nos médecins ne vont pas nous faire à manger tous les jours.

En général, les personnes qui achètent un livre sur le Candida albicans veulent de l’opérationnel. C’est pourquoi je conseille le livre de Valérie Legros pour compléter cet ouvrage. Le livre du Dr. Besson vous permettra de comprendre les logiques physiologiques de la candidose et de savoir quels traitements fonctionnent au global comme pour vos symptômes locaux. Celui de Valérie Legros vous donne des listes d’aliments autorisés et interdits très complètes, avec des recettes pour mettre en oeuvre votre « correction alimentaire » directement.

Il n’empêche que le descriptif des différents tests pour diagnostiquer une candidose est très complet, et que les questionnaires de diagnostic du Candida sont pratiques, parce qu’on peut les remplir directement sur le livre. Mais, encore une fois, il manque un cadre dans lequel on pourrait les intégrer. Que faire une fois qu’on soupçonne une candidose ? Quel test privilégier ?

L’important, c’est de passer à l’action, sans faire d’erreurs majeures. Besson insiste sur les changements de comportement, et notamment alimentaires. Mais je trouve qu’il ne donne pas assez d’outils pour la mise en pratique.

La méthode homéopathique et le Dr. Besson

Les principaux traitements recommandés par Philippe-Gaston Besson sont des traitements préparés et administrés selon la méthode homéopathique. Cela m’a surpris, au départ, car c’est une approche dont Leon Chaitow ou le Dr. Crook parlent peu.

L’homéopathie est caractérisée par trois principes fondamentaux.

  1. Le principe de similitude, qui consiste à introduire des produits qui ont le même effet que les maladies que le médecin cherche à soigner
  2. Le principe infinitésimal, qui consiste à diluer énormément les produits
  3. et le principe de l’individualisation des traitements. Chaque patient doit avoir un traitement différent, en fonction de son cas

Les pratiquants de l’homéopathie promeuvent la loi des inverses, selon laquelle plus on dilue un pathogène, plus il a l’effet inverse. Il permet donc de guérir la maladie qu’il causait au départ.

Cela prend à contrepied la médecine classique. Cette dernière soigne selon le principe des contraires, c’est à dire qu’elle introduit des substances qui ont un effet contraire au pathogène.

Les médecines qui soignent selon le principe des contraires sont dites allopathes. Cela ne comprend pas seulement la médecine « classique », mais aussi l’aromathérapie, par exemple, qui soigne selon le même principe.

Même si je me suis soigné fréquemment en utilisant l’homéopathie, quelques interrogations me viennent à l’esprit :

  • Quand un organisme est sensibilisé à une substance, comme une toxine produite par le Candida, en quoi l’introduire en petites quantités va l’aider à guérir ? Un certain nombre de personne sont devenues intolérantes aux levures, et ont dû les supprimer de leur régime alimentaire. Est-ce que ce traitement fonctionne aussi pour elles ? Ou doit-il être adapté ?
  • Est-ce le produit est toujours présent dans les comprimés dilués de nombreuses fois, et donc a-t-il un réel effet ? Est-ce que c’est l’effet placebo qui est à l’œuvre ? Ou les deux ?

Ces questions peuvent paraître triviales, et notamment aux personnes qui se traitent avec de l’homéopathie depuis des années. Cependant, après un certain nombre de déconvenues, j’ai décidé de ne plus croire aveuglément aux traitements alternatifs… Je questionne d’ailleurs tout autant la médecine classique.

Les traitements isopathiques

Les traitements isopathiques sont des traitements préparés selon les principes de l’homéopathie. Seulement, là où l’homéopathie administre des substances similaires au pathogène, l’isopathie utilise le pathogène lui-même, dilué en suivant les méthodes homéopathiques, et donc un grand nombre de fois.

Si l’on suit la loi des inverses chère aux pratiquants de l’homéopathie, le pathogène aura donc l’effet inverse à celui qu’il avait au départ : il guérira la maladie qu’il a causé.

Pour le reste, les principes sont les mêmes, et les mêmes problématiques se posent.

Le Dr. Besson recommande notamment les traitements isopathiques Sanum.

Pour plus de détails, je vous invite à visiter le site Sanum.ch, qui comprend même un extrait du livre de Philippe-Gaston Besson.

Pour Le Dr. Besson, ces traitements sont primordiaux, parce ce qu’ils permettent de modifier le terrain. Pour lui, c’est la condition sine qua none de la guérison.

La remise en question de l’homéopathie et de l’isopathie

L’homéopathie et l’isopathie sont-elles vraiment efficace ?

Pour mettre leurs produits sur le marché, les fabricants n’ont qu’à prouver l’innocuité de leurs produits. Pas leur efficacité. L’avantage, c’est qu’on prend bien moins de risques avec ces produits qu’avec des médicaments classiques aux effets secondaires importants, comme les antibiotiques.

J’ai toujours été pour les médecines naturelles, et j’ai privilégié l’homéopathie aux médicaments classiques pour me soigner. Seulement voilà, mes déconvenues en termes de candidose ont fait que je m’en suis éloigné. A tord, probablement.

Je suis allé voir plusieurs homéopathes quand je souffrais des symptômes de la candidose sans savoir ce qu’était le Candida albicans, et aucun n’a jamais fait de diagnostic correct.

Ils se sont toujours contentés de soigner mes symptômes en surface. Avec des produits quasi-inoffensifs, certes, mais pour quelle utilité ? Les bénéfices des traitements ne duraient jamais bien longtemps, et me permettaient seulement de soulager les grosses crises (d’allergie, de sinusites, etc.), jusqu’à l’année suivante…

Ces médecins ont, eux aussi, leurs limites. La pratique de l’homéopathie ne fait pas d’eux des surhommes et, comme dans tous les domaines, il y a ceux qui sont bien informés, et les autres.

Comme nous l’avons vu précédemment, l’homéopathie repose sur le principe de l’individualisation. C’est donc un traitement hyperspécialisé qui prend en compte notre terrain, nos sensibilités, nos caractéristiques, etc. Mais si le médecin ne pose pas le bon diagnostic, il ne réussit pas à nous soigner, EXACTEMENT comme pour la médecine classique. Il ne peut que nous aider à soulager nos symptômes, pour quelques temps.

Ce n’est pas une médecine miracle. Elle cause moins d’effets secondaires et il y a moins de risques pour l’organisme à essayer plusieurs traitements. Ainsi, le médecin homéopathe n’utilisera généralement pas d’antibiotiques pour traiter les différentes infections dues au Candida, comme les infections ORL, par exemple.

Au contraire, un médecin « classique » aura tendance à y recourir, et, au final, aggravera la candidose. De fait, les antibiotiques nettoient toutes les bonnes bactéries, qui inhibent le Candida. Celui-ci a donc l’occasion, et l’espace, pour se développer encore plus. Le traitement qui devait vous soigner aura finalement aggravé votre état.

Pour résumer, si le mauvais diagnostic est posé, l’homéopathie n’est pas plus utile que le traitement « classique ». Le problème, c’est que le bon diagnostic est rarement posé, parce que les médecins sont mal informés au sujet de la candidose.

Il ne faut pas oublier qu’un grand nombre (tous ?) de médecins homéopathes sont aussi des médecins généralistes, et qu’ils ont donc les biais de cette profession. Ceux-là auront tendance à douter de l’hypothèse de la candidose autant que les médecins généralistes.

L’homéopathie et l’isopathie : un effet seulement placebo ?

C’est une des questions que se posent les plus sceptiques. Elle mérite qu’on s’y attarde un peu, parce qu’elle permet de comprendre un certain nombre de choses.

L’homéopathie n’est-elle qu’un placebo ? Et si c’est le cas est-ce suffisant pour guérir du Candida ?

Placebo vient du latin « je plairai ». L’effet placebo, c’est l’écart positif constaté entre l’effet d’une substance ou d’une opération, et de l’effet prévu de cette substance ou opération, à l’aide des données pharmacologiques.

En gros, le produit donné au patient (ou l’opération effectuée) n’a pas de rapport avec la maladie. Il n’a un sur la maladie effet par un mécanisme psychologique ou psycho-physiologique.

Or dans le cas de la candidose, les malades ont été souvent déçus par leurs médecins, et ont du mal à leur faire confiance. Même si les déceptions concernent essentiellement la médecine classique, ils peuvent se mettre à douter durablement de la médecine en général.

Est-ce que cela peut empêcher l’effet placebo de fonctionner ? Je ne crois pas. A chaque nouveau traitement, j’ai toujours eu l’espoir qu’il fonctionne, enfin, et je pense que c’est suffisant pour qu’un effet placebo apparaisse.

L’effet placebo est-il suffisant pour guérir d’une candidose ?

Cela ne reviendrait-il pas à dire que tout est dans la tête ?

Les spécialistes disent de plus en plus qu’il y a une grande part de psychopathologie dans la candidose. Pour Valérie Legros, c’est surtout lié à des contrariétés. Simon Martin, quant à lui, nous met en garde par rapport aux effets du stress sur notre organisme. Dans le forum, on constate que les gens qui veulent guérir de la façon la plus urgente sont ceux qui y parviennent le moins. Pour guérir, il faut accepter de prendre sa santé en main, et de réfléchir aux choses qui ne vont pas dans notre vie, notre alimentation, etc.

Pour Valérie Legros et Valerio Pignatta, le Candida albicans pourrait même agir sur ordre du cerveau, après l’apparition d’un déséquilibre dans l’organisme. Une fois que tout serait rentré dans l’ordre, le Candida n’aurait plus de rôle à jouer, et il serait à nouveau remis sous contrôle par le système immunitaire. C’est à ce moment-là que les traitements auraient tout leur sens : il faut aider l’organisme à inhiber le Candida pour qu’il redevienne inoffensif.

Pour Valérie Legros, ces causes sont essentiellement d’ordre psychologique : des contrariétés, le fait de ne pas vivre la vie qu’on voudrait, etc.

Les autres auteurs insistent plutôt sur des raisons physiologiques, des mauvaises habitudes ou des polluants extérieurs :

  • Une intoxication aux métaux lourds ou une forte concentration en polluants (pesticides, etc.)
  • Une alimentation erronée, pour reprendre le terme de Philippe-Gaston Besson : riche en sucres et pauvre en nutriments
  • La prise de médicaments qui déséquilibrent l’organisme : antibiotiques, stéroïdes, hormones, etc.

Si c’est le cerveau qui « ordonne » au Candida d’agir, un effet placebo ne serait-il pas suffisant pour remettre le Candida sous contrôle ?

Il faudrait auparavant trouver la cause de cet « ordre » du cerveau, la soigner, puis ensuite profiter d’un effet placebo pour remettre le Candida à sa place – ou plutôt aider l’organisme à le remettre sous contrôle.

Entre temps, il ne faut pas oublier de mettre en place le programme anti-candida, pour soulager les symptômes et réparer les dégâts causés par cette fameuse « cause » de la candidose, ainsi que les dégâts causé par le Candida lui-même, notamment lorsqu’il se transforme en moisissure (ou mycélium, la forme « finale » de la moisissure).

Pour résumer, en lisant les différents auteurs, on peut définir trois groupes d’actions à mener en parallèle, lorsqu’on veut traiter une candidose :

  1. Identifier la cause de la candidose, qu’elle soit d’ordre psychologique ou physiologique (souvent les deux sont liés)
  2. soulager les symptômes et rendre la vie du malade plus facile en mettant en place le programme anti-candida
  3. remettre le candida sous contrôle, à l’aide de traitements à action lytique, comme les antifongiques naturels, et de traitements homéopathiques ou isopathiques (qu’ils aient seulement un effet placebo ou non, d’ailleurs), pour traiter le terrain

Si je mets en évidence ces trois étapes, c’est pour vous faire comprendre que le Candida n’est peut-être pas le seul responsable de vos problèmes de santé.

Il y a généralement une raison pour laquelle vous souffrez de candidose, et le Candida n’est qu’une alerte qui vous signale que quelque chose est déréglé dans votre organisme. J’ai personnellement découvert que j’étais intoxiqué… au mercure. Mais pour vous ça peut être autre chose : un déséquilibre acido-basique, une surconsommation de sucres et/ou d’antibiotiques, etc.

Les points positifs du livre de Philippe-Gaston Besson

Philippe-Gaston Besson veut convaincre ses lecteurs de l’importance des changements alimentaires. Et ça c’est déjà une bonne chose. Donc si vous êtes sceptique, que vous n’avez pas envie de changer de régime alimentaire car c’est trop contraignant, ce livre est pour vous.

Je sais qu’un certain nombre des lecteurs du blog ont peur de changer leur alimentation, parce que c’est « tout ce qui reste ». Pour les aspects opérationnels, je vous invite à vous procurer le livre de Valérie Legros, ou à faire un tour sur le forum de Candida-albicans.fr, et notamment sur le sujet des meilleures recettes anti-candida.

Vous comprendrez aussi certains fonctionnements de votre organisme. Ce qui compte, c’est que vous preniez en main votre santé. Besson vous fait aussi comprendre cela (même si, nous l’avons vu, il ne nous donne pas nécessairement les outils pour).

La guérison de la candidose est le début d’un long processus d’amélioration de votre santé. Tout ce que vous apprendrez ici vous servira toute votre vie.

Les points négatifs du livre de Philippe-Gaston Besson

Si vous cherchez un programme de guérison pas à pas, ce livre n’est pas adapté.

C’est vraiment dommage, mais il manque un tout petit quelque chose à ce livre, pour qu’il soit vraiment complet : des outils de suivi, et un programme anti-candida chronologique.

Le livre du Dr.Besson est plus un support pour le patient qui peut discuter avec son médecin qu’un guide d’automédication ou de mise en œuvre du programme anti-candida. Au final, ce livre me donne l’impression d’être un inventaire des choses à savoir sur le Candida albicans. Il est bien fait mais ne facilite pas franchement l’action.

Philippe-Gaston Besson prône un changement de comportement, et notamment d’habitudes alimentaires. Il parle de « correction alimentaire ». Cependant, il ne fournit pas d’outils destinés au suivi de ces changements, et notamment de leur efficacité. Pourtant, différentes études en psychologie ont montré que sans suivi précis, ces changements comportementaux ont moins de chances d’aboutir.

Si vous n’êtes pas suivi ou que vous ne comptez pas être suivi par un médecin / naturopathe etc., passez votre chemin. Vous devriez d’ailleurs choisir un médecin pratiquant l’isopathie, ou un médecin homéopathe, de préférence. Ce livre prend tout son sens avec un accompagnement de ce type.

Conclusion : que devez-vous faire après avoir lu cet article ?

Si vous n’avez pas de livre sur le sujet de la candidose, vous devez procurer le livre du Dr.Besson ainsi que celui de Valérie Legros. Jusqu’à nouvel ordre, il n’y a pas grand chose de mieux, en français (et si vous pensez le contraire, faites-le moi savoir dans les commentaires !).

Ce dernier apporte les recettes et les listes d’aliments qui manquent au livre du Dr. Besson, mais ne contient pas non plus d’outils de suivi. Vous trouverez beaucoup de choses ici et sur le forum, ainsi que sur un certain nombre de sites très complets.

Face au manque d’outils de suivi dans le livre du Dr. Besson, comme le tableau score symptômes, j’ai pris conscience de leur importance. J’ai donc décidé de vous préparer un petit quelque chose sur le sujet, pour une prochaine fois…

PS : Que pensez-vous de l’isopathie et de l’homéopathie ? J’aimerais avoir vos commentaires sur le sujet.

Pour commander le livre du Dr.Besson, cliquez ici :

Témoignage d’une Femme Souffrant de Candidose

Je me suis procuré un livre qui date d’une vingtaine d’années, The Yeast Connection par William G. Crook, M.D., et qui reste pourtant très pertinent.

Au début du livre on trouve le témoignage d’une femme souffrant de candidose. Il est tellement riche en enseignements qu’il fallait que je le partage avec vous.

Janet a 33 ans. Elle nous raconte comment elle a découvert, et affronté, sa candidose :

Témoignage

« Désormais je suis prête à savoir si « tout est dans ma tête » et que mes symptômes sont simplement dus au vieillissement, ou si il y a vraiment quelque chose qui me rend malade. »

« Pendant toute mon enfance, j’ai souffert de problèmes d’estomac que les médecins attribuaient à mon tempérament et mon humeur. »

« Après la naissance de mon premier enfant, j’ai commencé à souffrir de douleurs importantes dans mes doigts et mes genoux. Quand ma mère m’a suggéré d’arrêter de laver les couches avec du désinfectant (NdT : les couches jetables n’étaient pas encore à la mode en 1976), les douleurs ont disparu.

« Environ un an plus tard, j’ai commencé à développé des grosseurs étranges sur les chevilles et sur les pieds, qui me faisaient si mal que je n’étais plus capable de marcher. Je ne pouvais même plus mettre de chaussures. Je suis allée voir un podologue. Il n’a rien trouvé qui puisse causer ces gonflements, mais m’a tout de même prescrit des médicaments. Petit à petit, les grosseurs ont disparu. »

« Quelques années plus tard, j’ai commencé à avoir des migraines, des vertiges, des nausées, la gorge irritée et des douleurs dans les oreilles. Mon médecin m’a alors prescrit plusieurs anti-histaminiques, et des traitements antibiotiques ponctuels. Cependant, un an plus tard, comme je ne supportais plus d’être dépendante à ces médicaments et qu’ils ne soulagaient pas tous mes symptômes, j’ai essayé de trouver la cause de tout ça. Je voyais que mes enfants réagissaient mal à certains aliments. J’ai donc exclu le café, le thé, le lait, le jus d’orange, les sodas et le chocolat de mon régime alimentaire (et du leur). »

« J’ai eu quelques résultats en éliminant ces aliments, mais cet hiver-là j’ai souffert d’une toux persistante la nuit et de démangeaisons dans la gorge. J’ai alors eu droit à un autre traitement antibiotique qui a soulagé mes symptômes de façon temporaire, mais ils sont réapparus un peu plus tard. »

« L’été dernier, après avoir fait un peu de peinture, je me suis sentie malade, avec des douleurs articulaires un peu partout, les symptômes d’un rhume et des douleurs dans la poitrine. De temps en temps, je développais des symptômes qui ressemblaient à ceux d’une grippe, mais ça ne durait qu’un jour. En essayant de comprendre pourquoi, j’ai réalisé que ça survenait quand j’utilisais des produits ménagers puissants. (NdT : on voit ici toute l’importance d’utiliser le tableau score symptômes pour comprendre les variations de ces derniers). »

« Les deux dernières fois que je me suis faite soigner les dents, les réactions que j’ai eues nous ont fait peur à moi et à mon dentiste. Les injections d’anesthésiant me causaient des picotements et des étourdissements, et me rendaient confuse et fatiguée. La codéine aussi entraînait des effets indésirables. »

« Il y a quelques mois, j’ai commencé à avoir des problèmes à la vessie; deux infections et des envies d’uriner fréquentes. J’étais même devenue incapable de vider ma vessie sans appuyer fort dessus. Ces symptômes m’ont amenée à aller voir un urologue, qui m’a diagnostiqué un « petit urètre et des spasmes ». Il a dilaté mon urètre et m’a prescrit des médicaments. »

« Je souffre aussi de nervosité, de fatigue, de boursouflures aux niveaux des doigts, de ballonnements, de prises de poids excessives et d’irritations au niveau des seins la semaine avant mes règles. »

C’est ensuite le Dr. Crook qui raconte :

« La première fois que j’ai vu Janet, elle avait l’air fatiguée, et des cernes noires sous ses yeux accentuaient cette impression. Ses muqueuses nasales étaient gonflées et violacées. Une revue de son régime alimentaire m’appris que même si elle mangeait des aliments sains, elle « adorait les sucreries », comme les céréales transformées, les glaces et les biscuits.

En creusant son histoire médicale, Janet m’a appris qu’elle avait eu 5 traitements antibiotiques cette année-là. En outre, elle avait été traitée 4 fois pour des vaginites, en moins de 12 mois. Ses symptômes comprenaient des gonflements, des prises de poids, des irritations aux niveau des seins, des pertes de libido et une fatigue importante la semaine avant le début de ses menstruations.

Comme elle souffrait de problèmes respiratoires, je lui ait fait passer des tests pour détecter si elle réagissait mal aux principaux allergènes. À ma grande surprise, ce n’était pas le cas. Par conséquent, et comme son historique suggérait un problème de Candida, je lui ai prescrit deux choses :

  • de la nystatine, un million d’unités (1/4 d’une cuillère à café), 4 fois par jour,
  • ainsi qu’un régime alimentaire sans levures, et avec peu de glucides.

Deux semaines après le début du traitement, Janet témoigne :

Je me sens beaucoup mieux. Mes oreilles vont mieux, mes toux la nuit et mes problèmes de vessie ont disparu. Mon niveau d’énergie a augmenté de façon significative et je ne me sens plus ballonnée.

J’ai [le Dr. Crook] alors prolongé le traitement de Janet à base de nystatine et de régime anti-candida, et je lui prescrit en plus des compléments alimentaires (vitamines et minéraux non dérivés de levures, acides gras essentiels, etc.).

Dans les mois qui ont suivi, l’état de Janet s’est amélioré progressivement. Cependant, quand elle mangeait des aliments contenant des levures ou du sucre, ou qu’elle était exposée à des produits chimiques, Janet souffrait d’une augmentation soudaine de ses symptômes. Elle s’était aussi rendue compte qu’elle avait besoin d’1/2 cuillère à café de nystatine quatre fois par jour pour réduire ses symptômes au maximum. Quand elle divisait cette dose par deux, les douleurs généralisées réapparaissaient. »

8 mois après le début du traitement, Janet explique :

J’ai passé un excellent hiver. Je n’ai plus de symptômes et je me sens bien, sauf quand je fais un écart alimentaire.

Qu’en tirer comme conclusions ?

  1. L’état actuel des connaissances sur le Candida en France ne me paraît pas plus avancé que ce qu’il était aux Etats-Unis, il y a 20 ans. Si vous avez lu comment j’ai découvert que j’avais une candidose, vous constaterez que j’ai suivi un parcours comparable.
  2. Le Dr.Crook préconise l’utilisation de la nystatine. C’est un médicament antifongique que certains considèrent comme peu générateur de symptômes. Il est censé rester dans les intestins et ne pas passer dans le sang. Or quand vous souffrez de candidose, le Candida albicans crée des porosités dans les parois intestinales, et permet à la nystatine de passer directement dans le sang. C’est dangereux pour le foie, surtout quand le traitement est aussi long que celui de Janet (il dure des mois !)
  3. Selon Leon Chaitow, les meilleurs antifongiques sont les antifongiques naturels. Vous pouvez aussi lire ce qu’il pense des antifongiques chimiques dans un de mes articles
  4. Il est important que vous soyez suivi par un médecin compétent et formé aux problématiques du Candida. C’est un soutien considérable qui vous aidera à guérir.

La Candidose : Un Cercle Vicieux

Si vous (ou votre enfant) êtes affecté par…

  • Une fatigue extrême ou léthargie (l’impression d’être vidé)
  • Une dépression
  • Des troubles de la concentration
  • Des maux de tête
  • Des problèmes de peau (comme de l’urticaire, le pied d’athlète, des mycoses sur les ongles, le psoriasis, des mycoses à l’aine, ou des rougeurs chroniques sur la peau)
  • Des symptômes gastro-intestinaux (et notamment constipation, douleurs abdominales, diarrhée, gaz ou ballonnements)
  • Des troubles qui touchent vos organes reproducteurs
  • Des symptômes musculaires ou nerveux ( y compris les engourdissements, douleurs musculaires, faiblesses et brûlures musculaires ou paralysies)
  • Des symptômes respiratoires
  • De l’hyperactivité et des problèmes récurrents aux oreilles

alors allez chez votre médecin pour faire un check-up complet, comprenant l’examen de votre histoire médicale, de votre corps, des analyses de sang et d’urine ainsi qu’un test pour détecter la tuberculose.

En fonction de ce qu’il trouve et de ce dont vous souffrez, votre médecin pourra vous prescrire des tests supplémentaires.

Les problèmes de candida-albicans apparaissent chez les personnes de tout âge, et des deux sexes. Cependant, les femmes sont plus susceptibles d’être touchées. Vous avez plus de chance de souffrir d’une candidose si vous :

  • vous sentez mal « dans tout votre être », que les causes de ces troubles n’ont toujours pas été identifiées et que de nombreux traitements différents n’ont pas aidé
  • vous avez pris des traitements antibiotiques à large spectre, sur de longues durées
  • vous avez, ou avez eu, un régime riche en sucres et en levures/champignons
  • avez de fortes envies de sucré
  • avez de fortes envies de consommer d’autres glucides, et notamment le pain et les pizza
  • vous rendez compte que les sucreries aggravent vos symptômes ou vous excitent de façon temporaire, avant que vous tombiez de fatigue
  • avez des symptômes qui vous font penser que vous souffrez d’hypoglycémie, alors que les tests réfutent cette hypothèse
  • avez de fortes envies d’alcool
  • avez pris la pilule contraceptive, de la prednisone, ou d’autres corticoïdes
  • avez été enceinte de nombreuses fois
  • avez des symptômes liés à votre système reproducteur, comme des douleurs abdominales, des infections ou des gênes vaginales, des menstruations irrégulières, et pour les hommes des maladies de la prostate ou une impuissance
  • souffrez de symptômes récurrents liés à votre système digestif et votre système nerveux
  • vous sentez mal les jours humides ou dans les endroits envahis de moisissures
  • devenez malades quand vous êtes exposés aux parfums, à la fumée de cigarette, ou à d’autres produits chimiques

Le cercle vicieux qui vous empêche de guérir du candida-albicans.

Les antibiotiques, et notamment les antibiotiques à large spectre, tuent les germes « amis » en même temps que les ennemis. Et quand les germes amis sont nettoyés, les candida-albicans se multiplient.

Les régimes alimentaires riches en glucides et en levures, la pilule contraceptive, la cortisone ainsi que les autres corticoïdes stimulent la croissance des levure – et donc des candida-albicans.

Lorsqu’ils sont nombreux, les candida-albicans affaiblissent votre système immunitaire. Ce dernier est aussi affecté par les déficiences immunitaires et la consommation de suvre, ainsi que par l’exposition aux moisissures de l’environnement et les produits chimiques (formaldéhydes, pétrochimiques, parfums et tabac).

Quand votre système immunitaire est atteint et que votre résistance est réduite, vous vous sentez mal « dans tout votre être », et vous développez des symptômes respiratoires, digestifs, etc. Et vous avez plus de chances de souffrir de réactions aux additifs alimentaires et aux produits chimiques. En outre, les muqueuses de votre organisme ont tendance à enfler, et vous contractez des infections dues à des bactéries et des virus qu’un système immunitaire en pleine santé ne laisserait pas passer.

Quand vous développez une infection, les médecins vous prescrivent des antibiotiques à large spectre. De tels antibiotiques, même s’ils sont parfois indispensables, favorisent la croissance du Candida albicans, qui affaiblit votre système immunitaire.

Et vos problèmes de santé continueront jusqu’à ce que le cercle vicieux soit interrompu par un traitement qui prend en compte la candidose. Ce traitement, ou programme anti-candida, aura pour but de réduire la présence du Candida albicans tout en renforçant votre résistance.


Graphique adapté depuis The Yeast Connection, de William G. Crook, M.D.

Et maintenant, que faire pour guérir du Candida ?

Si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez parler de vos soupçons à votre médecin, et passer tous les tests mentionnés ci-dessus. Pour plus de détails sur les tests pour détecter le candida, vous pouvez aussi lire ma chronique du livre de Simon Martin.

Si vous en êtes plus loin dans vos recherches et que vous cherchez plus d’informations, je vous conseille les chroniques des livres de :

  • Valérie Legros, qui inclue dans son ouvrage des listes de ce que vous pouvez manger ou pas dans le régime anti-candida. Elles sont précises et bien faites. Vous y trouverez aussi quelques recettes pour vous faire plaisir.
  • Vaincre la candidoseSimon Martin, qui a une approche holistique de la candidose, dans un ouvrage assez complet

Et si vous souhaitez vous procurer des produits pour lancer votre programme-anti candida en respectant les préconisations de Leon Chaitow, je vous invite à visiter les trois pages suivantes :

Enfin, pour rendre tout cela opérationnel, allez donc voir l’article sur comment construire votre programme anti-candida.

Que Faire Quand On Suspecte Le Candida-Albicans ?

Il y a quelques temps j’ai mis en place un sondage sur le blog. Mon idée était de faire répondre des personnes ayant déjà passé quelques temps à lutter contre le candida pour obtenir des informations utiles aux nouveaux venus. J’ai décidé de vous faire part des réponses à la question 5 :

Une personne pense souffrir d’une candidose. Quelle est la première chose que vous lui conseillez de faire ?

J’aime beaucoup le résultat parce que c’est formulé avec vos mots à vous et que ça me permet de vous renvoyer à d’autres articles si vous voulez creuser un sujet.

Voilà donc les réponses que certains d’entre-vous ont données, le tout remis en forme et avec quelques petits ajouts de ma part. Si vous n’avez toujours pas participé au sondage, vous pouvez le faire ici : aidez les nouveaux venus.

Vous pensez souffrir du candida-albicans. Qu’est-ce que les lecteurs de candida-albicans.fr vous conseillent de faire EN PREMIER ?

I – En parler à votre médecin / trouver un nouveau médecin

C’est la réponse qui a été le plus donnée. Je suis d’accord, bien sûr. Avant toute chose, vous devez parler de vos symptômes et de votre intuition au sujet du candida à votre médecin. N’y allez pas les mains vides (ou la tête vide, comme vous préférez). Renseignez-vous un minimum de façon à le faire parler un peu, et mettez en perspective votre histoire médicale avec le problème du candida-albicans. Cela lui permettra peut-être de faire des associations qu’il n’avait pas envisagées. Attention à ne pas être condescendant avec lui/elle, un médecin reste un être humain !

Si vous voulez pousser le bouchon, je vous conseillerais de ne pas trop en dire pour qu’il/elle croît que le candida-albicans est son idée. C’est comme ça que j’ai obtenu un test avec le mien. Et ça évite de passer pour un hypochondriaque qui a écumé tous les forums de malades sur le net. Certes, les médecins ne se font plus d’illusions : les malades sont plus informés que jamais. Mais c’est toujours bon de flatter leur égo en leur faisant penser qu’ils ont trouvé une nouvelle piste pour expliquer vos symptômes. A vous de voir comment vous gérez votre médecin ! Après tout, vous le connaissez mieux que moi.

Dans cette catégorie « en parler à son médecin / en trouver un nouveau », j’ai décidé de classer certaines des réponses qui m’ont été données, avec, par ordre décroissant de nombre de réponses :

  1. Aller voir un gynécologue.

    Un problème typiquement féminin. Je crois que c’est une excellente idée. Les gynécologues voient un paquet de vaginites et de mycoses, qui ont bien parties pour augmenter de façon exponentielle (on avale de plus en plus de sucres, d’antibiotiques et de poisons en tous genres). Au pire, si votre gynécologue n’est pas bien informé, il vous fournira un bon traitement local. A mon sens, vous devez aller le voir encore mieux informé que pour voir votre généraliste, parce que c’est un spécialiste et que l’expérience d’un certain nombre de lecteurs de candida-albicans.fr prouve qu’ils sont peu à avoir une vision globale des pathologies.


  2. Se documenter – aller sur candida-albicans.fr.
    C’est évidemment la meilleure solution ;)

  3. Consulter un médecin qui utilise des méthodes naturelles.

    Oui, mais pas nécessairement. Certains médecins sont complètement contre les médicaments antifongiques. D’autres jugent que c’est un bon départ avant de ne prendre qu’un traitement naturel. Après un certain nombre de déboires avec les médicaments chimiques, je rechigne à en reprendre, et je suis plus pour le 100% naturel. Deux solutions sont valables à mes yeux, et sont reprises dans la plupart des livres que j’ai pu lire sur le candida-albicans :

    • Commencer par un traitement à base de médicaments antifongiques en intégrant le reste du programme anti-candida : prendre des probiotiques, des compléments alimentaires notamment pour aider le foie, et changer de régime alimentaire. C’est votre médecin qui décidera de la durée de votre traitement. Continuez ensuite le programme anti-candida en remplaçant les médicaments antifongiques par des antifongiques naturels comme l’ail, l’huile d’origan ou d’autres produits naturels pour guérir du candida.
    • Suivre le programme anti-candida complet (http://candida-albicans.fr/comment-construire-votre-programme-anti-candida/), en prenant directement des antifongiques naturels.



    Sachez par contre que si vous souffrez de problèmes digestifs et d’intolérances alimentaires, c’est que vous avez probablement un certain nombre de porosités intestinales. C’est alors plus dangereux de prendre des médicaments antifongiques puisque même ceux qui ne sont pas censés passer dans le sang, comme la nystatine, y entreront directement. Et c’est votre foie qui prendra ça de plein fouet. Préférez donc la deuxième approche, ou parlez-en à votre médecin.


    Dans tous les cas, les médicaments antifongiques seuls ne suffiront pas. D’une part, s’ils ne sont pas intégrés dans un programme anti-candida complet, ils ne serviront qu’à soulager les symptômes pendant un temps, avant de causer un rebond de la production de toxines par le candida-albicans. Votre situation pourrait même être pire qu’avant. D’autre part, il est impossible de les prendre au long-terme. Les effets secondaires, notamment sur le foie, sont trop importants pour ça.


    Philippe Gaston-Besson explique bien le problème des médicaments antifongiques dans Je me sens mal mais je ne sais pas pourquoi…!. Pour guérir du candida, il faut modifier le terrain, pas les symptômes. On ne peut pas soigner une candidose comme on soigne une infection bactérienne avec des antibiotiques, en une dizaine de jours. Certains médecins ne l’ont toujours pas compris. S’ils donnent des antifongiques sur une période aussi courte, sans conseiller la mise en œuvre d’un programme anti-candida, ils ne vont détruire qu’un certain nombre de champignons dans le système digestif… pour un temps. Les foyers enkystés dans la muqueuse intestinale essaimeront ensuite massivement, et le cycle sera relancé. Ainsi, la prise de médicaments antifongiques seuls pendant une courte période ne permet que de chroniciser la candidose. Le malade alterne les phases avec et sans symptômes, pour finir déprimé parce qu’il n’arrive pas à guérir. Ca vous rappelle quelque chose ?


  4. Aller voir un hydrothérapeute.

    C’est peut-être peu ragoutant, mais la plupart des auteurs recommandent d’aller voir un hydrothérapeute. Philippe Gaston-Besson en parle longuement dans Je me sens mal mais je ne sais pas pourquoi…!. Les lavements intestinaux permettent de nettoyer plus rapidement et plus efficacement les colonies de candida-albicans. De fait, ce dernier commence généralement son développement dans le gros intestin, qui est nettoyé en profondeur lors de l’hydrothérapie. Dans tous les cas, l’hydrothérapie du colon vous fera du bien (sauf contre-indication de votre médecin… veillez à lui en parler avant de franchir le pas). Selon le Dr.Irons, médecin américans, l’alimentation moderne encrasse le colon. On y retrouve des couches superposées de nourriture et de mucus durçis au fil des années. Le colon, malade, est alors une cause de vieillissement prématuré de l’organisme. L’hydrothérapie permettra de décoller ces couches et de remettre de l’ordre dans votre colon.


  5. Aller voir un naturopathe.
    Même problématique que pour un médecin. Il vaut mieux aller le voir en ayant en tête les produits qui fonctionnent. Tâchez de vous faire recommander un bon naturopathe.

II – Changer de régime alimentaire.

C’est l’aspect le plus important du programme anti-candida. Mais ne changez pas votre régime alimentaire sans faire un bilan de ce que ça change à vos symptômes. Selon Leon Chaitow, tester le régime anti-candida est la meilleure façon de savoir si la levure est à la source de votre problème.

Que faire ? Un test, avec deux possibilités. Dans tous les cas, armez-vous du tableau score symptômes et notez TOUT.

Première possibilité : suivez le régime anti-candida de façon stricte pendant dix jours, et notez l’évolution de vos symptômes. Ceux qui diminuent de façon significative sont probablement liés au candida-albicans. Les autres ont une autre cause. Ces informations seront précieuses à votre médecin, aussi vous pouvez peut-être faire un test avant d’aller le voir, si vous voulez.

Deuxième possibilité : supprimez progressivement les produits interdits dans le régime anti-candida, pour voir ce qui soulage vos symtômes. Si vous ne vous sentez pas capable de suivre le régime de façon stricte d’un coup, vous pouvez enlever les aliments interdits un par un, et noter l’évolution de vos symptômes sur le tableau score. Un de mes lecteurs, par exemple, a décidé de ne plus manger de desserts, pour commencer. C’est toujours mieux que de ne rien faire. Et peut-être que, si c’est suffisant pour vous, vous pourriez vous contenter de ça (même si je vous conseille d’aller jusqu’au bout et de remettre le candida-albicans sous contrôle « une bonne fois pour toutes »).

Voilà quelques suggestions données par les lecteurs du blog en réponse au sondage, pour vous aider :

  • Eviter /supprimer le sucre.
    Ne croyez pas qu’une petite quantité de sucre ne change rien. Au contraire, ça peut vous empêcher de faire une vraie différence dans vos symptômes. J’ai, pendant un moment, mangé des yaourts au soja sucrés, en me disant que ça ne changeait rien. J’ai senti une grosse différence en les arrêtant. Je ne faisais qu’entretenir le candida.
  • Arrêter les produits raffinés
  • Manger bio avec peu de viande, surtout rouge
  • Supprimer l’alcool
  • Supprimer les produits laitiers
  • Ne plus manger de gluten
  • Arrêter les levures

Si vous souhaitez aller plus loin, jetez un œil à mon article sur comment traiter le candida avec des produits naturels, ainsi que celui sur le régime anti-candida en détail.

Certains d’entre-vous ont aussi conseillé de faire des tests, pour valider la présence du candida-albicans. Sur ce point, les auteurs ne sont pas d’accord. Pour Leon Chaitow, les tests pour détecter le candida ne sont pas fiables. Mais pour Simon Martin, ils permettent d’aider le médecin à avoir une vue d’ensemble de votre santé. Je vous conseillerais de faire des tests (en plus du test du régime). Allez voir la chronique de Vaincre la Candidose pour plus de détails sur les différents tests pour détecter le candida.

Prendre des produits naturels
Je crois que je vous ai suffisamment parlé de produits naturels pour vous donner envie de s’y mettre. La bible sur le sujet, c’est le post sur comment guérir du candida naturellement. Voilà notamment les produits que les lecteurs du blog vous conseillent :

  • Manger de l’ail
  • Prendre des prébiotiques
  • Prendre de l’huile essentielle d’origan
  • Prendre des pépins de pamplemousse
  • Prendre des probiotiques
  • Prendre des antifongiques naturels

Certains répondants au sondage recommandent de prendre des médicaments antifongiques. Avant cela, il faut bien sûr aller voir un médecin, ça ne peut donc pas être la première chose à faire ;) Pour savoir si vous devez vous soigner avec ces médicaments chimiques ou pas, allez voir ce que Phillipe-Gaston Besson en pense (remontez un peu dans l’article, en dessous de « consulter un médecin qui utilise des méthodes naturelles). Dans la même veine, Leon Chaitow pense que les fongicides chimiques sont inutiles. Même si je préfère un traitement 100% naturel, je crois qu’ils peuvent être pris en cas de candidose grave, chez un patient immuno-déprimé, par exemple, ou pour démarrer un programme anti-candida. Mais ils ne peuvent en aucun cas être pris en dehors d’un programme anti-candida solide.

III – Adopter une bonne hygiène de vie.

C’est bon de le rappeler. Pour guérir, il faut aller au-delà d’un changement de régime alimentaire et de la prise de substances naturelles ou chimiques pour aider votre organisme.

Vous avez dû remarquer que le stress aggravait vos symptômes. Si vous réduisez les situations stressantes dans votre vie quotidienne, vous guérirez plus rapidement. Simon Martin parle de RRR : Relaxation, Repos et Récupération. Pour Valérie Legros, il s’agit même de résoudre la disharmonie qui règne chez nous, et qui est la cause de la maladie.

Les lecteurs du blog vous conseillent notamment de faire du sport et de méditer. On sous-estime souvent les bienfaits de ces deux activités, notamment pour le moral. Commencez, vous ne le regretterez pas !

Chronique : Vaincre La Candidose Par Simon Martin

Vaincre la candidose
J’ai décidé de chroniquer Vaincre la candidose de Simon Martin, car c’est un livre synthétique, qui aborde tous les aspects de la candidose et permet d’en dégager une vision globale. Quand on creuse le sujet de la candidose, on a vite tendance à se perdre dans les détails. Or il ne faut pas oublier l’essentiel : le programme anti-candida ne fonctionne que si les 4 volets suivants sont mis en place : changement de diète, prise de probiotiques, prise de compléments alimentaires et d’antifongiques naturels.

L’auteur liste d’ailleurs les meilleurs produits, pour chacun de ces volets, afin d’aider son lecteur à faire son choix. Mais il ne préconise pas l’auto-médication, ou alors une auto-médication accompagnée. Une bonne partie du livre est ainsi dédiée à la recherche d’un praticien et répond aux questions suivantes : quel type de médecine choisir ? Comment reconnaître un bon praticien ? Simon Martin insiste sur la nécessité de se faire accompagner, parce qu’il n’existe pas de traitement universel. Chacun d’entre-vous devra tester plusieurs produits avant de trouver ce qui lui convient le mieux (et c’est vrai pour les 4 volets du programme anti-candida).

Pour vous présenter ce livre, j’ai décidé d’insister sur 2 points:

  • Comment le candida entre en surcroissance. C’est essentiel de l’avoir compris lorsqu’on entreprend un programme anti-candida. Je m’inspire ici du texte de l’auteur pour vous l’expliquer.
  • Comment diagnostiquer une candidose. C’est une question récurrente sur le forum. Vous ne savez pas quels tests passer, parce les auteurs ne sont pas d’accords entre-eux. Et ce que vous trouvez sur Internet est encore pire. Dans ce post, vous serez guidé pas-à-pas pour passer des tests.

Pourquoi et comment le candida-albicans pose-t-il problème?

Le candida-albicans est un habitant normal de la peau, de la bouche, du système digestif et du vagin. Il s’y installe dès la naissance, ou peu après. Chez un individu sain, il n’est pas pathogène. Il est contrôlé par le système immunitaire et notamment les bonnes bactéries, qui monopolisent les niches écologiques du système digestif où il pourrait croître. Pour s’y installer, il doit lutter contre ces dernières, qui sont trop nombreuses chez un individu sain.

Mais lorsque cet environnement est modifié, le candida-albicans, qui est selon le Dr. Cufler « le parasite fongique le plus opportuniste chez l’homme », peut entrer en surcroissance. Ainsi, la prise répétée d’antibiotiques à large spectre ainsi qu’une diète riche en sucres font office de déclencheurs pour le surcroissance du candida. Lorsqu’il consomme les sucres de la diète, le candida-albicans produit des toxines qui vont l’aider à modifier son environnement, pour le rendre plus compatible avec son mode de vie, et s’y installer durablement.

Plus le candida croît, plus la santé du patient se dégrade. Si cette dynamique n’est pas interrompue, elle suivra les 5 étapes suivantes :

  1. Affaiblissement du système immunitaire
  2. Déficiences nutritionnelles
  3. Allergies et intolérances alimentaires
  4. Dérèglement des systèmes digestif, respiratoire, nerveux et endocrinien
  5. Activation des virus et parasites dormants

Une fois entré en surcroissance, le candida-albicans sait déjouer le système immunitaire, notamment en passant de sa forme de levure à sa forme fongique. Les racines que le candida lance sous sa forme fongique créent des porosités dans la paroi intestinale. Le système immunitaire est alors en alerte rouge continuelle, à cause de :

  • Des ingestions de levures et de moisissures, ou seulement un environnement qui en contient beaucoup. De fait, le système immunitaire a enregistré le candida comme un envahisseur et est devenu très sensible à toutes les autres formes de levures
  • Des dizaines de toxines produites par le candida-albicans qui, à cause des porosités créées par les racines du candida sous forme de mycélium, passent directement dans le sang. Elles favorisent la croissance du candida, parce qu’elles affaiblissent le système immunitaire et fatiguent les organes qui doivent les éliminer, comme le foie et les reins.

Pourquoi le candida se transforme-t-il de levure en mycélium ? Deux théories sont avancées par les chercheurs.

Certains scientifiques affirment que le candida-albicans se transforme en mycélium parce que c’est son évolution naturelle. Lorsque les conditions sont propices, il se saisit de l’opportunité pour se transformer. Ainsi, après une prise d’antibiotiques, une grande partie des bonnes bactéries de l’intestin grêle sont détruites, et elles ne produisent plus suffisamment de biotine. Or la biotine est un puissant inhibiteur de la transformation du candida. Quand elle manque, ce dernier peut croitre facilement.

D’autres pensent que c’est lorsque le candida-albicans luttre pour survivre qu’il passe de levure à mycélium. A la recherche de nourriture ou d’espace, le candida lancerait des racines pour trouver de nouvelles niches écologiques. C’est ce qui peut arriver lorsque vous suivez une diète anti-candida rigoureuse. D’où l’importance de suivre, en plus du régime anti-candida, les 3 autres volet du programme, à savoir la prise de probiotiques, pour empêcher le candida d’envahir de nouvelles niches écologiques, de compléments alimentaires comme la biotine pour l’empêcher de se transformer, et d’antifongiques naturels pour l’attaquer directement et sans danger. Les racines du candida-albicans lui permettent même de casser des cellules pour aller y puiser les nutriments dont il a besoin, et de trouver des zones à l’abri des médicaments antifongiques.

Les médecins et la candidose généralisée

Pour les médecins allopathes, les cas de surcroissance du candida-albicans sont rares. Pour eux, c’est un concept fourre-tout qu’on sert à des malades fragiles psychologiquement, et qui sont prêts à se raccrocher à tout ce qui peut expliquer leur mal-être. Ce qui, en somme, n’est pas complètement faux. Ce que les médecins apprennent à la faculté c’est que les cas de candidose généralisée ne se présentent que chez les patients immuno-déprimés, comme les malades du SIDA. Pour eux, la majorité des maladies sont causées par des envahisseurs extérieurs, et sont dangereuses sauf si le patient prend les médicaments adéquats. La possibilité qu’une maladie puisse venir de l’intérieur leur semble farfelue.

Pour les autres thérapeutes, la candidose est un problème plus commun que ça. Un muguet oral ou vaginal récurrent doit ainsi être pris comme un avertissement : il y a, quelque part dans l’organisme, un problème plus grave dont le muguet n’est qu’une des conséquences.

La surcroissance du candida n’est pas une infection locale. Elle peut entraîner une multitude de symptômes difficile à relier par un oeil non habitué :

  • migraines
  • dépression
  • infertilité
  • dysfonctions sexuelles
  • problèmes pré-menstruels (cf. Valérie Legros, qui a souffert de ce symptôme)
  • sensibilités alimentaires
  • fatigue chronique
  • mémoire déficiente
  • anxiété
  • troubles du sommeil
  • envies de sucre
  • douleurs musculaires et articulaires

En outre, une fois qu’il a affaibli le système immunitaire, le candida-albicans favorise l’apparition d’autres maladies, comme les rhumes et les grippes, ou de maladies plus graves, dont parle Léon Chaitow. Ces maladies créent de nouveaux symptômes qui compliquent encore l’identification du candida comme la source de vos problèmes.

Diagnostiquer la candidose : les tests qui fonctionnent

Ces symptômes peuvent aussi être dus à d’autres maladies. Ce n’est pas parce que vous vous retrouvez dans la liste ci-dessus que le candida est automatiquement la clé de votre guérison. La porosité intestinale, par exemple, peut avoir d’autres causes que les racines du candida sous forme de mycélium.

Avant tout traitement, il faut donc impérativement passer par la case diagnostic. Même si Léon Chaitow affirme que la plupart des tests pour détecter le candida sont peu fiables, il existe des moyens de dresser un bilan de votre santé.

C’est là toute l’importance de parler de vos soupçons à votre médecin, qui pourra vous aiguiller vers les tests adaptés. Sans cela, les symptômes listés précédemment pourraient l’amener à un mauvais diagnostic. Résultat probable : un traitement inadapté qui pourrait aggraver votre problème de candida, comme des IPP ou des antibiotiques à large spectre. C’est ce qui m’est arrivé pendant des années : les médecins ne traitaient qu’un de mes symptômes à la fois, sans adopter de vision globale. A l’époque, je n’avais pas les connaissances que j’ai aujourd’hui. Mais si vous lisez ces lignes, c’est que vous les avez. Servez-vous en pour aider votre médecin à déterminer le traitement le plus adapté à votre cas.

Avant de passer ces tests, et pour décider si vous devez poursuivre ou non la piste du candida-albicans, je vous conseille de répondre au questionnaire de diagnostic candida ci-dessous.

Ce questionnaire ne remplace pas le jugement d’un médecin. Au contraire, je vous encourage à noter les résultats que vous obtenez, et à en amener les questions et les réponses à votre médecin traitant. Ces questions sont d’ailleurs utilisées par la plupart praticiens, qui veulent épargner des tests compliqués et coûteux à leurs patients. La recherche étant à la traîne sur le sujet du candida-albicans, ils préfèrent récolter l’information par ce biais, pour éviter des tests peu fiables. Le questionnaire diagnostic candida permet aussi de déterminer les facteurs de risques auxquels vous êtes exposé. Il vous donne un résultat probable, qui n’est pas prouvé par des tests médicaux.

Passons maintenant au questionnaire diagnostic candida:

  • Avez-vous déjà suivi un traitement antibiotique pendant un mois ou plus, ou plusieurs traitements antibiotiques dans une même année?
  • Avez-vous déjà été traité avec des hormones stéroïdiennes (corticoïdes, androgènes, oestrogènes et progestagènes)?
  • Utilisez-vous la pilule contraceptive?
  • Avez-vous été enceinte plus d’une fois?
  • Avez-vous été traité(e) avec des immuno-suppresseurs?
  • Avez vous eu le muguet plus d’une fois ?
  • Avez-vous des infections des ongles ou de la peau, y compris le pied d’athlète, ou l’herpès tonsurant?
  • Souffrez-vous d’allergies?
  • Avez-vous eu des cystites, vaginites ou prostatites récurrentes ou persistantes?
  • Souffrez-vous régulièrement du syndrome prémenstruel?
  • Souffrez-vous régulièrement de :
    • ballonnements
    • diarrhées
    • constipations
    • maux de tête
    • dépression
    • fatigue
    • mémoire déficiente
    • impuissance
    • absence de désir sexuel
    • sensations d’irréalité, sensations d’être dans l’espace
    • douleurs et courbatures musculaires (sans cause apparente)
    • douleurs et enflures des articulations (sans cause apparente)
    • troubles visuels
    • vos symptômes sont-ils pires par temps humide et moite, ou dans des endroits qui sentent la moisissure?
    • avez-vous des fringales d’aliments sucrés, de pain ou d’alcool?
    • êtes vous sensible à la fumée de cigarette, aux parfums, aux insecticides et autres produits chimiques?



Si vous avez répondu oui à plusieurs de ces questions, et notamment celles sur les antibiotiques et les stéroïdes, alors il est probable que vous souffriez de candidose. Attention, on parle ici de probabilité, et pas de preuve scientifique. Il se peut que le questionnaire vous conduise sur la mauvaise piste. D’où l’intérêt de cocher les symptômes dont vous souffrez dans la liste suivante pour confirmer les résultats du questionnaire diagnostic candida, et, ensuite, de passer des tests médicaux.

Avez-vous un ou plusieurs des symptômes suivants ?

  • somnolence persistante
  • manque de coordination
  • sautes d’humeur
  • perte d’équilibre
  • éruptions cutanées fréquentes
  • mucus dans les selles
  • rots et gaz
  • mauvaise haleine
  • bouche ou gorge sèches
  • hémorroïdes
  • éruptions, ampoules ou aphtes dans la bouche
  • écoulement nasal
  • narine(s) bouchée(s)
  • brûlures d’estomac et indigestions
  • douleurs aux oreilles ou surdité
  • infections fréquentes aux oreilles (comme les furoncles)
  • besoin d’uriner fréquent et urgent



Plus vous avez de symptômes de cette liste, et plus ils sont importants, plus vous avez de chance de souffrir du candida-albicans. Votre médecin décidera de vous faire passer ou non des tests, en fonction du tableau qu’il peut dresser de votre santé grâce au questionnaire diagnostic candida.

Si vous êtes un habitué du blog, vous aurez surement remarqué que le questionnaire présenté par Simon Martin est très proche du questionnaire diagnostic candida de Leon Chaitow.

Quels tests pouvez-vous passer pour dépister le candida-albicans?

L’objectif des tests suivants est de déterminer la ou les causes de vos symptômes, que ce soit le candida-albicans ou autre chose. Ils ne s’excluent pas les uns les autres. Au contraire, plus vous en faites, et plus votre médecin aura une vision claire de vos problèmes de santé :

  • Le test du régime anti-candida. Si le questionnaire vous pousse sur la piste du candida-albicans, le mieux c’est que vous suiviez le régime anti-candida pendant un mois, en prenant un antifongique naturel en parallèle. Si vous n’avez aucune d’amélioration, alors votre problème n’est probablement pas le candida-albicans. Pour Léon Chaitow, le régime anti-candida est la façon la plus efficace de révéler une candidose. Pour trouver lesquels de vos symptômes sont dus au candida, vous devrez utiliser le tableau score symptômes. Ce dernier vous servira aussi à faire ressortir certaines de vos intolérances alimentaires, en suivant la méthode d’exclusion-rotation.
  • Le test classique de recherche de candida-albicans dans un échantillon de selles. C’est un test prescrit par un grand nombre de médecin pas très au courant du problème de candida-albicans. Il est controversé, parce qu’on peut aussi trouver des candida-albicans dans les selles d’un individu sain. Le test donne seulement des indications sur les quantités présentes, mais ne dit pas si le candida s’est transformé en mycélium dans l’organisme, ou s’il est pathologique. Des individus sains peuvent avoir de grandes quantité de candida dans leurs selles.
  • Le Yeast-Screen Candascan. Il comprend une culture de selles qui permet de trouver tous les types de levures en surcroissance, y compris le candida, et de déterminer où ces surcroissances ont lieu.
  • Le Serum Candida Antigen. C’est un test d’urine utilisé notamment dans les cas d’intestins poreux (ou « qui coulent »). En France, certains médecins prescrivent un test des métabolites urinaires (le lien amène à l’expérience d’un membre du forum avec ce test).
  • Un test des glandes médullo-surrénales. Il permet de mesurer à quel point ces glandes sont soumises au stress.



La combinaison des 3 derniers est particulièrement efficace pour donner un aperçu de la gravité de la surcroissance du candida.

Conclusion : que vaut Vaincre La Candidose?

Je ne vous ai pas tout présenté du livre de Simon Martin. J’ai préféré me concentrer sur les points qui vous posaient le plus problème. Si vous voulez des listes d’antifongiques naturels ou de probiotiques, vous devrez vous le procurer.

C’est un livre qui se lit rapidement. Si vous ne savez pas quel produit choisir pour chacun des 4 volets du programme, il vous sera utile. L’avantage, c’est que le meilleur produit est présenté directement. Vous aurez ainsi moins de mal à choisir.

Pour vous le procurer sur Amazon, c’est par ici:

Sondage : Conseillez Les Nouveaux Venus Pour Guérir Du Candida

C’est difficile de trouver son chemin sur le web quand on s’intéresse au sujet du candida-albicans. On y trouve beaucoup de choses, pas toujours très bien structurées, et qui en plus se contredisent. J’ai donc décidé de lancer un nouveau sondage.

Cela fait un moment que je veux écrire un « guide du débutant » pour guérir du candida-albicans. Vos réponses vont me servir à déterminer les points que je vais aborder dans ce guide, ainsi qu’à choisir les prochains articles à paraître sur le blog.

Vous en avez pour 1min45 top chrono ;) A vos souris !

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De la Fragilité du Système Digestif : Corrélation Entre Intolérance au Gluten et Candidose

Épis de blé

Le candida-albicans métabolise les glucides. Donc le gluten, un assemblage de protéines, ne devrait pas poser de problèmes. Pourtant, il est recommandé de le supprimer dans le cadre d’un régime anti-candida. Pour quelle raison ? Et pourquoi les personnes souffrant de candidose sont-elles très souvent intolérantes à cette molécule ?

De la toxicité du gluten

Par définition, le gluten est présent dans toutes les céréales. Il est composé de deux familles de protéines, les prolamines et les gluténines. Dans la familles des prolamines, on distingue plusieurs protéines, listées ci-dessous. Les plus toxiques sont l’alpha gliadine, la sécaline et l’hordénine. Les prolamines constituent un certain pourcentage du total des protéines des céréales. Plus le pourcentage est élevé et plus la réaction du système immunitaire est forte après ingestion.

  • Blé (froment) : 69% d’alpha gliadine
  • Epeautre : 69% d’alpha gliadine
  • Kamut : 69% d’alpha gliadine
  • Seigle : 30 à 50% de sécaline
  • Orge : 46 à 52% d’hordénine
  • Maïs : 55% de zénine
  • Sorgho : 52% de cafirine
  • Millet : 40% de panicine
  • Avoine : 20 à 30% d’avénine
  • Teff : 15%
  • Fonio : moins de 10%
  • Riz : 5% d’orzénine

(source : intolerancegluten.com)

Quelles « céréales » pouvons-nous manger ?

La toxicité de l’avoine, autrefois admise, semble être remise en cause. Certains intolérants au gluten et certains cœliaques le supportent bien. Les céréales proscrites en cas d’intolérance sont les 5 premières de la liste (et le maïs, qui est interdit dans le régime anti-candida et par le Dr. Seignalet). Le sarrasin, appelé par abus de language « blé noir », et le quinoa, ne contiennent pas de gluten. Au sens strict du terme, ce ne sont pas des céréales, car elles ne font pas partie de la famille des graminées. On les appelle « céréales » par abus de langage, parce qu’elles ont des compositions nutritionnelles proches.

Mais, si ces céréales font des dégâts chez certains d’entre-nous, pourquoi les trouve-t-on partout ?

Pourquoi les industriels persistent-ils à utiliser ces céréales dans leurs farines, alors que de moins en moins de monde semble supporter le gluten ? C’est lui qui est responsable de l’élasticité de la pâte, et du croquant des produits à base de céréales cuits au four. Il permet à la pâte d’être à la fois solide et élastique : elle lève. Le blé et le seigle sont d’ailleurs les céréales qui se prêtent le mieux à la fabrication du pain, alors qu’elles font partie des plus toxiques. Maintenant la question que nous pouvons nous poser est la suivante : pourquoi l’organisme réagit-il aussi fort à ces protéines ?

La modification des céréales suite à l’apparition de l’agriculture

Depuis des millions d’années, les hommes consomment des céréales sauvages. L’évolution les avait dotés d’enzymes et de mucines adaptés. Or, avec l’avènement de l’agriculture il y a 10 000 ans, les hommes ont commencé à cultiver les céréales, et notamment le blé et l’orge. Les céréales cultivées ont subi de nombreuses transformations, pour les raisons suivantes :

  1. les hommes ont choisi les épis solides n’égrenant pas, plus adaptés à la culture
  2. les graines semées d’une année sur l’autre venaient des épis les plus volumineux. Or ces épis, plus gros que les autres, étaient souvent dus à des mutations génétiques. On parle de sélection massale. Les protéines de ces grains de blé différaient des grains de blé ancestraux.
  3. les hybridations, qui engendrent des plantes plus vigoureuses et plus productives, avec… un autre patrimoine génétique.
  4. la transplantation dans un nouveau milieu, qui va sélectionner les variants les mieux adaptés
  5. L’alimentation moderne accentue encore le phénomène, notamment parce que les céréales sont constamment cuites (et parfois passées au micro-ondes), ce qui entraîne la formation de molécules nouvelles, inconnues dans la nature.

Les enzymes du système digestif humain sont incapables de digérer ces nouvelles molécules (et a fortiori protéines). Cependant, grâce aux mutations génétiques, des enzymes nouvelles apparaîtront, permettant la digestion des protéines de ces plantes transformées. Mais les mutations prennent du temps, de l’ordre du millier d’années. Certaines de ces molécules sont tellement éloignées des molécules naturelles qui est peu probable que des enzymes adaptés apparaissent un jour. C’est en tout cas la conviction du Docteur Seignalet, qui dans son livre L’Alimentation, ou la troisième médecine n’hésite pas à qualifier le blé de « monstre », à cause des nombreuses modifications qu’il a subi.

Le gluten cause des réactions du système immunitaire

On confond souvent intolérance au gluten et maladie cœliaque. La seconde n’est diagnostiquée qu’après un test spécifique, le plus fiable étant une biopsie de l’intestin grêle. Si la diète sans gluten soulage fortement les symptômes, alors que le test n’a pas été fait ou qu’il a donné un résultat négatif, on parle d’intolérance au gluten. Plutôt difficile à identifier par les symptômes, notamment au début, l’intolérance est plus facile à déterminer par la méthode d’exclusion-rotation alimentaire. Comme pour le candida-albicans, le meilleur moyen de savoir qu’on est intolérant au gluten est de faire le régime.

Les symptômes de l’intolérance au gluten / la maladie cœliaque sont proches de la candidose :

Symptômes digestifs :

  • douleurs abdominales
  • diarrhées répétées et nauséabondes
  • syndrome de l’intestin irritable
  • ventre gonflé
  • léthargie (fatigue anormale ou aversion pour l’activité)
  • perte d’appétit
  • perte de poids

Autres symptômes :

  • retard dans la courbe de croissance
  • fatigue
  • nervosité, anxiété
  • pertes de cheveux
  • douleurs aux jointures
  • manque de concentration

Ces symptômes sont plus typiques (plus digestifs) chez le jeune enfant. L’intolérance au gluten / la maladie cœliaque est alors plus facilement détectable. Si le gluten n’est pas exclu de la diète quand ces symptômes apparaissent, ils peuvent s’aggraver en :

  • ostéoporose
  • maladies du système nerveux
  • désordres gynécologiques (ça me fait penser à Valérie Legros, qui dans son livre parle de cycles menstruels irréguliers)
  • cancer de l’intestin

Il semble d’ailleurs y avoir des liens entre maladie cœliaque et diabète, sclérose en plaques et arthrite rhumatoïde.

La guérison viendra de l’exclusion totale du gluten. Attention, même les produits affublés du logo du blé barré (i.e. les produits dits « sans gluten ») peuvent en contenir jusqu’à 20mg/kg. Du coup, comme dans le cas du régime anti-candida, il vaut mieux éviter tous les produits industrialisés, d’autant que, les industriels rajoutent parfois des produits sans le préciser sur l’étiquette (il y a eu des précédents).

Pour soulager les symptômes en attendant la guérison naturelle de l’intestin grêle par l’exclusion du gluten, on pourra prendre :

  • pour aider la paroi de l’intestin à guérir : de l’orme rouge, de l’aloès, de la guimauve
  • pour réduire les crampes et l’inconfort : de la lobélie, un relaxant musculaire
  • pour assurer une meilleure assimilation de la nourriture : des enzymes
  • pour reconstruire la flore intestinale : des probiotiques

Une personne cœliaque / intolérante au gluten a souvent des gènes qui accentuent sa sensibilité dans son bagage génétique. On parle de prédisposition (un peu comme les personnes qui sont du groupe O et ne sécrètent pas le marqueur chimique correspondant dans leur salive sont plus sensibles au candida). Mais souvent, la maladie attend un facteur déclencheur pour apparaître : stress fort, chirurgie, virus, etc.

J’ai du mal avec l’explication de la prédisposition, puisqu’elle suppose que notre alimentation actuelle est tout à fait normale, et qu’il faut être « déficient génétiquement » pour ne pas la supporter. Elle sert surtout d’excuse aux médecins mal renseignés. Et puis on sait désormais que la moitié des maladies dites « génétiques » peuvent-être traitées par de hautes doses de vitamines, et/ou par des changement dans l’alimentation.

L’intolérance au gluten est en fait une réaction inflammatoire. Lorsque les prolamines, les protéines nocives du gluten, pénètrent dans l’intestin grêle pour le traverser, elles sont détruites par les globules blancs phagocytaires. Le problème, c’est que les globules blancs attaquent simultanément les cellules qui constituent les villosités intestinales (paroi intestinale). C’est pour cela qu’on parle de maladie auto-immune.

Tant le le gluten n’est pas éliminé de la diète, les villosités intestinales sont détruites, ce qui conduit à une…

Hyper-perméabilité intestinale

Il s’agit de la destruction des villosités intestinales. La paroi devient lisse et plus perméable. Elle laisse passer des macromolécules, dont le gluten, qui vont encrasser l’organisme et le carencer (certaines vont prendre la place de nutriments au sein des cellules, par exemple). Ces molécules seront détectées comme dangereuses par l’organisme, ce qui renforcera les réactions immunitaires dans l’intestin, et pourra déclencher de nouvelles intolérances alimentaires. A ce moment-là, il faut éviter de trop manger la même chose, ce qui favoriserait l’apparition de ces intolérances.

Nous avons vu que les villosités pouvaient être détruites par les globules blancs, lorsqu’ils cherchent à éliminer les prolamines de l’intestin grêle. Mais d’autres facteurs peuvent abîmer ces villosités, très fragiles, auxquels nous sommes de plus en plus exposés :

  • inflammation auto-immune (cf. intolérance au gluten)
  • infection bactérienne et/ou virale
  • parasite
  • candidose (notamment quand le candida se transforme de levure en mycélium, et que se racines passent à travers de l’intestin, en créant des porosités et en détruisant les villosités).
  • métaux lourds
  • polluants (pesticides, produits chimiques, etc.)
  • emballages (plastiques, etc.)
  • nouvelles molécules (cf. le livre du Docteur Seignalet)

Les villositées peuvent-être très abîmées, par exemple quand une maladie cœliaque n’est pas détectée ou que la personne absorbe des métaux lourds en continu, via des amalgames dentaires. A un certain stade, l’intestin grêle entre dans un cercle vicieux, où il ne parvient plus à guérir.

Le cercle vicieux : quand l’intestin grêle ne parvient plus à guérir

Les villosités intestinales constituent la membrane supérieure de l’intestin grêle. Elles permettent le passage dans le sang des molécules complètement digérées, comme le glucose ou le fructose. Le problème, c’est qu’elles participent aussi activement à la dernière étape de la digestion, notamment des glucides, en produisant des enzymes. Comme les enzymes sont produits à la surface des villosités, il suffit qu’elles soient abîmées pour que la production s’arrête… et c’est là que le cercle vicieux commence.

Pour bien comprendre ce qui se passe dans l’intestin grêle, il faut reprendre le processus de digestion depuis le départ.

Ce sera le sujet d’un prochain article, sur la digestion des glucides…